Thomas Strønen

Time Is A Blind Guide

(ECM / Universal Music)

 date de sortie

02/10/2015

 genre

Jazz

 style

Jazz

 appréciation

 tags

ECM / Jazz / Thomas Strønen

 liens

Thomas Strønen
ECM

 autres disques récents
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)
Dakota Suite | Vampillia
The Sea Is Never Full
(Karaoke Kalk)

Assez rare pour ce qui est de ses sorties solo (la dernière en date, recensée sur ces pages en son temps, datait de janvier 2006), Thomas Strønen se trouve, en effet, accaparé par ses participations à divers groupes (dont Food qui sort, quelques semaines après, un nouvel album, également sur ECM). Pour autant, il lui reste un peu de temps pour publier un effort paraissant sous son seul nom, bien que ce Time Is A Blind Guide n’ait de sortie solo que le nom. Alors que Pohlitz le voyait arpenter des terres expérimentales et électroniques, avec une forte présence des percussions, ce nouvel album a été composé pour un ensemble plus conséquent, comportant notamment des cordes et un piano.

La composante mélodique de l’écriture se trouve alors renforcée, lorsque le piano de Kit Downes est amené à conduire un morceau comme Lost Souls ou à improviser dans Everything Disappears I ou dans le morceau-titre. De même, les pizzicati des contrebasse, violoncelle et violon de Pipa ou les interventions plus appuyées de ces mêmes cordes dans The Drowned City font de cet album un disque parfaitement abordable tandis que piano et cordes sont même inviter à dialoguer, de manière presqu’enfiévrée, sur As We Wait For Time.

Ce constat, presque surprenant eu égard au reste de la discographie du Norvégien, ne doit cependant pas être analysé avec condescendance puisqu’il semble s’agir là d’une volonté de Strønen de, précisément, se confronter à un format plus traditionnel. Sans verser dans l’aspect démonstratif que peuvent revêtir certains disques de jazz, enchaînant les soli des différents intervenants, Time Is A Blind Guide se concentre plutôt sur l’aspect profond, voire mélancolique, de ses arrangements, dans la grande coutume des sorties ECM. Au centre de tout cet instrumentarium, Thomas Strønen se réserve néanmoins quelques plages, plus courtes, sur lesquelles il peut présenter son travail de batteur et percussionniste (Everything Disappears II (Ode To JT)) ; manière de nous rappeler d’où il vient et où il retournera peut-être…

François Bousquet
le 02/12/2015

À lire également

Humcrush
Hornswoggle
(Rune Grammofon)
Humcrush
Ha !
(Rune Grammofon)
Humcrush
Rest At Worlds End
(Rune Grammofon)
Stephan Micus
Desert Poems
(ECM)