Esmerine

Lost Voices

(Constellation / Differ-ant)

 date de sortie

16/10/2015

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Constellation / Esmerine / Post-Rock / Saltland

 liens

Esmerine
Constellation

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Après deux albums marqués par des rencontres et voyages, Esmerine revient à ses fondamentaux avec Lost Voices, enregistré à Montréal, certes avec la participation de James Hakan Dedeoğlu sur la moitié des pistes, mais aux orientations recentrées sur les motifs post-rock, laissant de côté les inclinaisons orientalistes du long-format précédent. Ainsi focalisés sur les aspects les plus « rock » de leurs compositions, les Canadiens livrent neuf titres dans lesquelles la batterie de Jamie Thompson et la basse de Jérémi Roy impriment une véritable marque, tirant l’ensemble vers des rivages plus nerveux et mettant, par conséquent, un peu sous l’éteignoir la présence du duo Beckie Foon (violoncelle)-Bruce Cawdron (marimba).

À preuve, c’est seulement lorsque Thompson n’apparaît pas qu’on entend distinctement l’instrument en bois de Cawdron, dans d’habiles respirations entre deux morceaux plus incisifs (Pas Trop Pas Tropes, My Mamma Pinned A Rose On Me). Même impression d’apaisement passager quand le piano de Vid Cousins est invité pour un quasi-solo (A Trick Of The Light). Mais, bien vite, les rythmes presque martiaux reviennent au premier plan, entraînant le tout dans des développements proches de la cavalcade ou d’une forme de transe (Funambule (Deux Pas De Serein)).

Cette alternance ancre assurément Esmerine dans son label Constellation (si tant est que la formation canadienne en avait besoin), au même titre que la succession de morceaux courts et de pièces plus longues, propre à renouveler sans cesse l’écoute et l’intérêt de l’auditeur. Retrouvant, à nos yeux, une place de premier rang avec Lost Voices, le quatuor livre probablement son effort le plus convaincant depuis If Only a Sweet Surrender to The Nights to Come Be True, son premier album, paru en 2003.

François Bousquet
le 16/12/2015

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