Soirée Clapping Music : Herz Chain / Domotic

 date du concert

03/12/2015

 salle

Espace B,
Paris

 tags

Clapping Music / Domotic / Erich Zahn / Espace B / Herz Chain

 liens

Clapping Music
Espace B

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Accents de nostalgie en ce jeudi soir à l’Espace B. En premier lieu, parce qu’on a appris, il y a peu, que la salle allait fermer (en tout cas, changer de gestionnaire) ; si on s’y rendait moins souvent depuis deux ans, après l’avoir beaucoup fréquenté auparavant, on continuait assurément de surveiller la programmation d’un lieu aux dimensions idéales. Ensuite, se retrouver à une soirée curatée par le label Clapping Music nous renvoie évidemment au début des années 2000, quand ce label (et Active Suspension, son petit frère) constituait la tête de pont d’une scène electronica française qui se cristallisa autour de quelques têtes identifiables. Au reste, on retrouva d’éminents membres de cette galaxie parmi le public, façon reconstitution de ligue dissoute.

Pour débuter la soirée, la structure parisienne (qui continue, bon an, mal an, de publier quelques sorties) avait convié Averse, projet solo de Charles Virot, bassiste de Clara Clara. Armé de son seul instrument et de quelques pédales d’effet, le Français livra un (trop) long set de quarante-cinq minutes, alternant l’acceptable (les morceaux dans lesquels il traçait des arpèges réverbérés sur les notes aigues de sa basse) et le désagréable (lorsque saturations, accords et chant en français étaient convoqués). Avouons-le, nous n’avons pas tenu tout le concert, regagnant la partie restaurant de l’Espace B quand Virot chanta « Restons en là/Avec lui ». Pas mieux.

Trois semaines après l’avoir vu au sous-sol du Milord, on assista ensuite à une nouvelle prestation d’Herz Chain, concert qui nous parut plus ample que dans la cave du bar de Belleville. Les conditions (salle plus grande, scène plus large) permirent probablement à Raphaël Séguin de déployer son electronica-ambient, une nouvelle fois faite de travaux sur les nappes, leurs oscillations et leur caractère lumineux. Sans le final du mois de novembre, la prestation de ce soir se concentra alors sur cet aspect quasi arythmique, prenant une belle dimension et nous conduisant à d’accortes rêveries. Dans ce contexte, on regretta juste que sa durée fut limitée à trente trop courtes minutes.

Enfin, revenant lui aussi après un long silence, Domotic était chargé de clore le plateau. Suivi sur ces pages pour son travail au sein d’Egyptology (en duo avec O. Lamm), Stéphane Laporte reprenait donc le fil de sa carrière en tant que Domotic sachant que, pour notre part, on l’avait laissé, pour cette trajectoire solo, sur le très décevant Ask For Tiger. Assis derrière ses machines (qualifiées par lui de « vieilles » et nécessitant, par conséquent, que chacun coupe son téléphone portable afin d’éviter que des ondes ne viennent les parasiter), le Français livra une demi-heure d’electronica aux rythmiques appuyées, claquant dans l’air ou marquant le tempo de manière sourde. L’ensemble se fit ainsi quasi-dansant ou, en toute hypothèse, parfait pour remuer la tête, porté par ces sonorités rétro-futuristes un peu marquées. Malgré quelques longueurs sur la fin du set, la suite de morceaux, composés à l’aide d’un magnétophone, d’une boîte à rythmes, d’un sampler ou d’un clavier-séquenceur, parvint à combiner habilement l’expérience et le bagage accumulés par son auteur.

François Bousquet
le 04/12/2015

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