Tomoko Sauvage

 date du concert

05/12/2015

 salle

Générale en Manufacture,
Sèvres

 tags

Générale en Manufacture / Tomoko Sauvage

 liens

Tomoko Sauvage

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Alors qu’on apprenait il y a peu que La Générale allait devoir, sept ans après son installation dans l’ancienne école de céramique de Sèvres (d’où son nom de Générale en Manufacture), déménager en 2016, il était grand temps de se rendre dans ce lieu qu’on n’avait pas encore visité. Un concert de Tomoko Sauvage, inscrit dans le cadre de Zones Intermédiaires (programme radiophonique étendu sur trois jours et réalisé en direct), constituait l’occasion idéale pour traverser le Pont de Sèvres et rallier La Générale.

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Tomoko Sauvage

Lorsqu’on arriva dans la salle, une lecture de poésie était encore en cours tandis que Tomoko s’installait et que la vingtaine de personnes présentes allait et venait, dans une ambiance sympathiquement arty. Son dispositif traditionnel mis en place (un gobelet en plastique suspendu à un pied de micro et doté d’un goutte-à-goutte, trois bols en porcelaine blanche posés sur la table et remplis d’eau), la jeune femme débuta son set en allant chercher de l’eau avec sa main dans l’un des bols. La relâchant progressivement, elle contrôlait, de sa main gauche rivée sur les potentiomètres de sa table de mixage, les mini-larsens et nappes produits. Se saisissant d’un verre, elle attrapa davantage de liquide et cogna même le récipient sur la paroi d’un des bols, créant un effet de résonance qu’elle fit prolonger électroniquement.

Assis par terre sur un côté de la salle, tournant le dos à l’assistance et à la Japonaise, Erik Minkkinen s’invita, à la surprise du public, à la prestation de Tomoko Sauvage en lâchant quelques notes de guitare électrique (deux étaient étendues au sol, à ses côtés). Imperturbable, la jeune femme continua son set tandis que Minkkinen tapotait sur ses cordes, triturait son variateur, pour introduire électricité et expérimentation aux propositions plus délicates de la Parisienne d’adoption. Après avoir procédé à la dissolution de petits composants plongés dans l’eau, générant alors des crépitements, cette dernière termina la demi-heure en faisant passer ses doigts sur le bord des bols, comme pour rappeler le caractère cristallin de son propos.

François Bousquet
le 06/12/2015

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