Absent Without Leave

Faded Photographs Remixes

(Sound in Silence / Internet)

 date de sortie

16/12/2013

 genre

Rock

 style

Ambient / Electronica / Post-Rock / Shoegazing

 appréciation

 tags

(ghost) / Absent Without Leave / Aerosol / Ambient / Arc Lab / Crisopa / Dalot / Dreissk / Electronica / Eleventhfloorrecords / Ex Confusion / Kontakte / Landing / Mark Harris / Olan Mill / Plastik Joy / Post-Rock / Ruxpin / Shoegazing / Sound in Silence / SubtractiveLAD / To Destroy A City

 liens

Aerosol
Landing
Absent Without Leave
Ruxpin
Sound in Silence
Arc Lab
SubtractiveLAD
Plastik Joy
Olan Mill
Dalot
Kontakte
To Destroy A City
Eleventhfloorrecords
Dreissk
Mark Harris

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C’est en 2010 que Absent Without Leave sortait l’album Faded Photographs, marqué par une multitude de collaborations (voir notre chronique). Trois ans plus tard George Mastrokostas revient sur son album en multipliant plus encore les croisements puisque ce sont 28 remixes qui nous sont ici offerts, avec aux manettes la quasi intégralité des artistes n5MD, des plus anciens comme Keef Baker (maintenant signé chez Hymen Records) aux plus récents tels que (ghost), Crisopa, ou encore Aerosol.

De part la liste des artistes invités, on devine que pour une grande majorité, d’entre eux la relecture sera très respectueuse de la version originale, restant généralement dans un post-rock ambient dominé par des guitares tour à tour fines et vaporeuses. Alors oui, effectivement nous avons un peu de mal à être surpris par ce double album et les surprises viennent généralement d’artistes qui parviennent à faire basculer ces pièces vers une sorte d’electronica, ne serait-ce que par l’adjonction de rythmiques fines, concassées, typiques du genre.
On démarre donc en douceur avec une relecture sans risque de How the Winter Comes par Dalot qui reste très proche de l’original, un peu à l’image de Dankerque qui se permet tout juste d’ajouter quelques chœurs et cordes. Le même titre est repris par Elika qui s’en tire mieux en laissant la douceur des guitares au second plan au profit d’une rythmique électronique crunchy, mais c’est Ghost Bike qui magnifie ce titre avec un travail tout en finesse, tant au niveau des constructions rythmiques que par l’ajout d’une mélodie d’accordéon. Constat similaire pour Old Memory Tapes dont on se demande un peu dans quelle mesure (ghost) se l’est approprié alors que Oppresed By The Line et Tokyo Bloodworm prennent un parti fort. Le premier supprime les guitares au profit de nappes lancinantes et brumeuses là où les seconds produisent le titre le plus expérimental de l’album, complètement noyé dans des souffles et textures grésillantes, sans parler de la rythmique finale, industrielle et concassée.

Si l’on se concentre sur les artistes que l’on connait déjà, on trouve par ordre d’apparition un travail assez classique de la part d’Aerosol, des guitares noyées sous les effets chez Eleventhfloorrecords, une mise en rythme qui sonne un peu faux chez SubtractiveLAD, des teintes shoegaze de la part de Landing, façon rock soyeux pour Kontakte. Sur le 2eme disque, on trouvera Dreissk et Keef Baker bien trop sages, un Plastik Joy assez anodin, un To Destroy A City très classique, tandis qu’en fin de disque Mark Harris et Ex Confusion orientent leurs versions vers un style clairement ambient.
On terminera donc avec les bonnes surprises, qu’elles soient d’artistes connus ou méconnus. On commence par Reigns qui nous sert une sorte d’electronica acoustique, légère et bien fichue, puis on enchaîne avec Ruxpin qui s’est parfaitement approprié le travail du Grec en délivrant ici une electronica soyeuse. Notre plus gros coup de cœur se porte sur Sun Glitters qui transforme les 2mn de Daydream Lullaby en une superbe electronica alliant vocalises, nappes aériennes et percussions éraflées. Plus loin, Arc Lab tire son épingle du jeu en jouant la finesse sur toute la ligne : guitare précise et éléments rythmiques secs.
Sur le 2eme CD on saluera le travail de Crisopa, tout autant à l’aise sur une intro ambient expérimentale que sur une electronica à la fois douce et concassée sur son remix de Balloons In The Sky, repris un peu plus loin avec la même réussite par Midas Fall. On terminera avec Olan Mill, un artiste découvert chez Serein qui parvient également à se démarquer en faisant passer les guitares un peu au second plan.

Une énorme compilation qui devrait sans nul doute plaire à toute personne déjà sensible au travail de Absent Without Leave, l’esprit de l’album d’origine restant bien présent. Pour nous ce sont avant tout les artistes qui parviennent à s’éloigner des versions originales qui retiennent notre attention.

Fabrice ALLARD
le 08/12/2015

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