eRikm + Martin Brandlmayr / Meryll Ampe

 date du concert

15/12/2015

 salle

Instants Chavirés,
Montreuil

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eRikm / Instants Chavirés / Martin Brandlmayr

 liens

eRikm
Instants Chavirés
Martin Brandlmayr

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Cela fait bien (trop) longtemps que l’on était pas venu aux Instants Chavirés, même si ce ne sont pas les occasions qui manquent. Ce soir c’est Martin Brandlmayr qui nous motive à faire le déplacement et l’envie de découvrir ce duo avec eRikm, tout juste un an après la sortie de leur album Ecotone publié sur la structure russe Mikroton.

En guise d’ouverture, le nom de Meryll Ampe ne nous était pas inconnu. Nous n’en avions pas fait de chronique sur ces pages, mais c’est très certainement lors de la fête de la musique 2014, à la Galerie Area, que nous avions vu la jeune femme pour la première fois dans le cadre d’une collaboration entre le label Tsuku Boshi et les Soirées Dessinées pour 24h de musique et de dessin.
C’est en bas de la scène, au plus près du public que se produit Meryll Ampe, au laptop et machines. Elle commence par des pulsations de basses, des souffles, puis un frétillement nasillard de machines qui s’étend et évolue au fil du temps. Si la musique de la jeune femme se rapproche d’une musique ambient, elle s’en démarque aussi par ses sonorités franches et graves, ainsi que part son jeu rapide, son enchainement incessant de nouvelles idées là où parfois, on aimerait prendre le temps de s’y attarder.
L’ensemble est plutôt abstrait, Meryll Ampe crée des ambiances, elle sculpte généralement les sons, d’où la surprise de la voir produire une ébauche de mélodie sur la fin, à base de tintements rythmiques plutôt bienvenus. Autre surprise, le final tout en douceur, très classique donc, alors que l’on s’attendait, sans trop savoir pourquoi, à une cassure brutale en guise de conclusion. Un très beau moment, en tout cas une expérience sonore que l’on aurait plaisir à renouveler !

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eRikm / Martin Brandlmayr

Il est 22h pétantes quand le duo formé par eRikm et Martin Brandlmayr prend place, le premier derrière une table recouverte de platines et autres machines, le second comme il se doit à la batterie. Une introduction en douceur, faite de souffles et micro-bruitages que l’on trouvera plutôt bucolique, une ambiance de forêt dont chaque son, chaque coup de percussion peut faire penser aux pas dans les feuilles mortes ou au craquement de branchages. Et puis petit à petit on a l’impression de perdre la finesse du jeu de l’autrichien et d’assister à un set plus classique de musique improvisée, avec ce jeu rapide, voire frénétique.
Coupure et applaudissements pour ce premier quart d’heure, et on repart pour une deuxième partie qui nous permet de retrouver la précision chirurgicale du jeu de Brandlmayr, avec un eRikm qui se fait plus discret, le duo trouvant ainsi son équilibre. La tension monte progressivement, jusqu’à ce que le français libère toute la puissance du passage d’un avion qui traverse la salle. On notera enfin la très belle harmonie entre les deux hommes en fin de concert, alors que l’on perçoit clairement qu’eRikm joue en direct avec les sonorités produites par l’Autrichien. Réappropriation des éléments de la batterie qu’il déconstruit et renvoie selon l’humeur du moment, et belle complicité entre les deux hommes sur ce joli final.

Le duo reviendra pour un petit rappel, court mais particulièrement intense, une belle conclusion à une chouette soirée.

Fabrice ALLARD
le 21/12/2015

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