Ouverture pour Inventaire [2]

 date

du 04/11/2015 au 08/05/2016

 salle

FRAC des Pays de la Loire,
Carquefou

 appréciation
 tags

Ange Leccia / Claude Lévêque / FRAC des Pays de la Loire / Jean-Luc Vilmouth / Koo Jeong-A / Louise Lawler

 liens

FRAC des Pays de la Loire

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Au printemps 2015, le FRAC des Pays-de-la-Loire investissait la HAB Galerie avec quelques œuvres tirées de ses réserves, en cours de récolement, pour les présenter au grand public en même temps qu’elles faisaient l’objet de réparation ou d’inventorisation. Ainsi que cela avait été annoncé à l’époque, ce travail fait l’objet d’une seconde déclinaison, dans les locaux mêmes de l’institution, avec une proposition s’étendant sur six mois, au principe tournant (une centaine d’œuvres se succéderont dans la principale salle du bâtiment). À la différence de l’exposition nantaise, les équipes du FRAC se sont, cette fois-ci, concentrées sur les créations, ne montrant pas (en tout cas, pas quand nous l’avons visité) les accessoires et ustensiles servant au récolement. Il est alors possible de pleinement se concentrer sur les œuvres, sans nécessairement s’arrêter sur le contexte de monstration et cet inventaire qu’on suspectait, l’an passé, d’agir comme une forme de prétexte.

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Vue de l’exposition

Bénéficiant de la totalité de la grande salle, il a alors été possible de présenter deux vastes installations, La Nuit de Claude Lévêque et Bar des Acariens de Jean-Luc Vilmouth. Si ce n’est la lumière qui émane de ces créations (ampoules jaunes, d’une part, néons roses, d’autre part), rien de véritablement commun entre l’étendue de sable, au milieu de laquelle sont disposés trois tipis et des visages d’enfants, et le mobilier de café sur lequel des grandes photos d’acariens sont reproduites. Une forme d’étrangeté un rien inquiétante émane cependant des deux créations, comme si une part de fantastique avait investi les lieux, entre dérive possible d’un campement et récit d’anticipation.

Un peu phagocytées par ces deux installations, les autres œuvres peinent à exister dans l’espace, hormis probablement Ludivine d’Ange Leccia, vidéo d’une jeune fille filmée en plan fixe, la lumière autour d’elle se faisant de plus en plus intense tandis que California Dreamin’ tourne en boucle. Afin de s’isoler convenablement, un casque est proposé au visiteur, pour entendre la chanson de The Mamas & The Papas sans être perturbé par les autres sons.

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Vue de l’exposition

Néanmoins, il reste difficile d’appréhender certains travaux, à l’image du Roi est nu de Louise Lawler, T-Shirt placé dans un coin de la pièce et sur lequel se reflètent les néons roses de Vilmouth, ou des petites Maisons flottantes de Koo Jeong-A, bâties de morceaux de sucre et nichées dans un autre coin de la pièce. Quelques interventions se font pour autant une petite place, à l’image du néon de Ttrioreau, zébrant une baie vitrée et chargé de rappeler les fissures qui peuvent naître dans l’édifice de béton. Mais, assurément, rien que pour apprécier La Nuit de Lévêque (si elle est encore exposée), le déplacement se justifie.

François Bousquet
le 29/01/2016

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