Cicada

Ocean

(flau / Import)

 date de sortie

02/12/2015

 genre

Rock

 style

Folk / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Cicada / flau / Folk / Néo-Classique

 liens

flau
Cicada

 autres disques récents
Matt Christensen
Honeymoons
(Miasmah)
Giulio Aldinucci
Goccia
(Home Normal)
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)

Au-delà de leur rôle traditionnel de pourvoyeur de disques, les labels installés remplissent également un autre office, en ressortant, à plus grande échelle, des publications initialement autoproduites ou sorties sur des structures confidentielles. C’est ainsi qu’avec Ocean, flau entend compiler deux précédents long-formats de Cicada, groupe de Taiwan dont les albums avaient paru respectivement sur Uloud Music et Deak Musik et qui opère dans un champ situé entre néo-classique et folk, du fait de la composition du quatuor.

En effet, les treize instrumentaux de ce long disque (une heure et treize minutes) croisent violon, violoncelle, piano et guitare acoustique, dans des morceaux inspirés par les thématiques maritimes et côtières, aux intitulés et développements assez narratifs. Les mélodies déployées par les différents instruments servent ainsi de support à ces récits s’étirant parfois au-delà des huit minutes. Alors que l’absence d’électricité ou de section rythmique pouvait faire redouter un caractère pas suffisamment dense du propos, on se rend vite compte que le jeu, parfois percussif, du piano permet de pallier cet aspect. De même, les partitions de cordes, soyeuses et liées, trouvent un habile contrepoint dans les interventions plus tranchées et saccadées de la guitare ou du piano (Rolling Waves). À d’autres moments, ce sont, à l’inverse, les cordes qui agissent par à-coups tandis que quelques accords de piano sont plaqués pour assurer l’arrière-plan (Into The Ocean).

Si l’écoute nous fait diablement penser à d’autres groupes agissant dans un registre voisin, notamment Balmorhea, la composition de Cicada, réduite aux quatre instruments cités, constitue assurément sa spécificité et sa cohérence. Revers de la médaille : sur la longueur de l’album-compilation (et peut-être en raison du fait que les morceaux ont été écrits sur une durée de plusieurs années), il nous semble reconnaître des mélodies ou retrouver les mêmes thèmes musicaux (telles mesures de piano ou telle ligne de violon). Quoiqu’il en soit, l’album s’écoute avec grand intérêt et fait de Cicada une formation à suivre.

François Bousquet
le 25/01/2016

À lire également

Twigs & Yarn
The Language Of Flowers
(flau)
Danny Norbury
Light In August
(flau)
radicalfashion
Garçon
(flau)
Machinone
Tokyo
(flau)