Banabila

More Research From The Same Dept.

(Tapu Records / Import)

 date de sortie

00/01/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental / Glitch / Industriel

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Expérimental / Glitch / Industriel / Michel Banabila / Tapu Records

 liens

Tapu Records
Michel Banabila

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Alors que l’on vous parlait de Michel Banabila il y a quelques mois à l’occasion d’une collaboration avec Machinefabriek (Travelog, 2013), nous revenons déjà sur le travail du prolifique Néerlandais avec cet album solo qui est l’occasion de le retrouver sur des terres plus expérimentales.

Dès les premières notes, ou plutôt les premiers bruitages, Michel Banabila nous prend de court avec une musique particulièrement abstraite, à base de chuintements, crépitements, tonalités abruptes et machines comme ce frétillement mécanique qui nous rappelle le bruit d’un projecteur ou ces petits crissements épars probablement responsables du titre : Cricket Robotics. Si la musique s’avère être plutôt abstraite, l’oreille reste guidée par quelques bruitages réguliers qui donne le tempo sur le morceau titre ou encore ce The Magnifying Transmitter aux consonances industrielles. Ici c’est le ronronnement d’une machine qui est joué en boucle, parsemé de micro-sifflements et souffles qui contribuent à créer une atmosphère lourde, sombre et moite. Par ailleurs, en jouant sur la longueur, Michel Banabila fait lentement évoluer ses pièces pour finir généralement sur des tonalités plus calmes.

On aborde la deuxième moitié de l’album avec Alien World qui fait basculer le disque vers des ambiances plus apaisées, avec une ambient à la fois douce et mystérieuse, à base de nappes feutrées, gouttelettes proches du tintement et crépitements sur la fin. Cette tendance s’affirme encore sur Tesla’s Lab et Sunbeams, avec des nappes particulièrement linéaires sur lesquelles une multitude de petits bruitages viennent se poser avec délicatesse. On pense à une nuée d’insectes et batraciens sur le premier, bientôt rejoints par quelques notes éparses de piano contemporain, tandis que le second se révèle être particulièrement lumineux, empli de tintements, crépitements et couinements synthétiques. Sur ces quelques titres, au fil du temps cet apaisement s’estompe légèrement au profit d’un retour à une certaine abstraction, toujours maitrisée puisque ici c’est une rythmique feutrée qui prend le relai.

On termine avec le naturellement complexe Cryptography, aux sonorités expérimentales, bruitages improvisés de tonalités variées, avant de se laisser emporter par un drone grave et menaçant de machines inquiétantes. Un album relativement expérimental, surtout si on le compare à Travelog, mais qui sait se faire abordable.

Fabrice ALLARD
le 18/01/2016

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