Biennale Némo 2015 : Nonotak

 date du concert

18/01/2016

 salle

Le Générateur,
Gentilly

 tags

Le Générateur / Nonotak / Takami Nakamoto

 liens

Le Générateur
Nonotak
Takami Nakamoto

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Passé du statut de festival annuel (voire biannuel fut un - court - temps) à celui de « Biennale internationale des arts numériques », Némo reste néanmoins fidèle à sa volonté de croiser l’ensemble des pratiques contemporaines et de, notamment, documenter les différents points de rencontre de la musique et des arts visuels. À ce titre, la programmation d’un concert de Nonotak s’avéra assez logique, le duo opérant à parts égales dans ces deux champs artistiques, le premier étant parcouru par Takami Nakamoto, tandis que le second est arpenté par Noemi Schipfer. Déjà passé au Générateur, Nonotak y revenait pour proposer, d’une part, une installation déployée sur plusieurs jours (Shiro) et, d’autre part, en point d’orgue conclusif, un concert d’une fin d’après-midi de dimanche.

Après le triangle de toiles derrière lequel était posté le duo lors de leur prestation au Transient Festival en 2014, ce sont quatre toiles disposées en croix qui entouraient, ici, les deux artistes. Placés en miroir, ils étaient ainsi mis de profil par rapport au public, Nakamoto côté cour avec ses machines et Schipfer côté jardin avec ses deux laptops. Musicalement, la grosse demi-heure de concert fut une succession de travaux fins, précis, quasi-mathématiques, entre electronica et IDM, avec un gros travail sur les fréquences et la volonté de livrer des morceaux pour partie très efficaces, avec tout ce qu’il fallait pour faire hocher la tête des spectateurs assis sur des coussins. Si les transitions entre morceaux nous parurent un peu hachées, de même que les pièces arythmiques nous convainquirent moins que celles avec des pulsations, l’ensemble séduisit assurément et confirma notre très bonne impression de l’an dernier, lorsque nous vîmes Takami Nakamoto en solo.

L’intérêt de Nonotak réside donc également dans les visuels de Noemi Schipfer, proposant principalement des formes géométriques blanches : lignes fines, rayures serrées ou plus espacées, cadres, cercles, petits segments ou bandes verticales. Lancés manuellement, ces images n’étaient pas forcément extrêmement bien synchronisées avec la musique de son compère, mais qu’importe puisque la combinaison savait savamment jouer sur les quatre panneaux, alternant l’utilisation de l’un ou de l’autre ou projetant, par l’ombres portées des visuels, les silhouettes des deux intervenants sur les murs de la salle. Non contents d’emplir impeccablement l’espace sonore (avec, qui plus est, un niveau de volume parfait), Nakamoto et Schipfer remplirent par conséquent aussi l’espace visuel.

François Bousquet
le 19/01/2016

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