Edu Comelles

Agost

(spa.RK / Import)

 date de sortie

11/12/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Edu Comelles / Expérimental / spa.RK

 liens

spa.RK
Edu Comelles

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Découvert sur ces pages via son netlabel Audiotalaia en 2013, Edu Comelles avait, à nouveau, été recensé pour sa participation au sein du duo Cello + Laptop l’année suivante. En parallèle de ses activités de label manager, l’Espagnol poursuit donc un travail en solo puisque des CDr et albums digitaux ont déjà paru, mais Agost est le premier effort solitaire de Comelles à être sorti grâce à un véritable pressage. C’est le label spa.RK qui se charge de cet office, dans sa lignée de publication d’œuvres électroniques variées, allant de propositions aux confins du folk à des créations plus expérimentales. Avec le Valencien, on se situe plutôt dans cette seconde veine, puisque l’album se veut une suite de digressions autour du bruit fait par le frottement des doigts sur un verre de vin.

Point de départ samplé des dix morceaux du disque, cet élément sonore ne se fait toutefois pas aussi central que cela (bien que son sifflement cristallin infuse l’intégralité de l’album) puisqu’assez rapidement, on observe l’importance prise par les quelques musiciens conviés à apporter leurs instruments aux côtés de Comelles. Ainsi retrouve-t-on naturellement le violoncelle de Sara Galán (sa complice dans Cello + Laptop) aux premières loges d’A Sudden Burst, le piano de Lucy Claire dans I Am All For Noises ou la guitare électrique de Fernando Junquera pour Belando Street. L’Espagnol sait alors disposer quelques expérimentations (mini-larsens, petits souffles, triturations légères) pour mettre en lumière ces participations extérieures. Comme souvent avec un tel format d’album, le type de jeu de l’invité attire chaque morceau dans un style musical un peu différent. Cela est particulièrement frappant avec Gooseneck Barnacle dans lequel Avelino Saavedra opère à la batterie, emmenant le titre vers des contrées free-jazz par son jeu fragmenté et improvisé.

Mais Edu Comelles sait également livrer des partitions purement solitaires, comme le caudal Happy Birthday dont les douze minutes et quarante secondes lui permettent de déployer un savoir-faire certain, intégrant plusieurs couches musicales, les faisant entrer et sortir au long d’un morceau dont la tonalité parvient néanmoins à rester dans la couleur générale d’un disque qui vient confirmer les qualités de son auteur, déjà éprouvées dans d’autres contextes.

François Bousquet
le 02/02/2016

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