Federico Durand

A Través Del Espejo

(12k / Import)

 date de sortie

08/01/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

12k / Ambient / Federico Durand

 liens

12k
Federico Durand

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De très nombreuses parutions sur des labels suivis (Spekk, Home Normal, Own Records…), des disques en collaboration avec Chihei Hatakeyama, et pourtant, c’est la première fois (hormis une participation à une compilation) que Federico Durand est recensé sur ces pages. Probablement parce que, jusqu’à présent, son ambient ne nous avait pas paru suffisamment singulière pour s’extirper du tout-venant d’un style musical très arpenté. La publication d’un nouvel album sur 12k constitue néanmoins l’occasion de s’arrêter sur le parcours de l’Argentin et d’examiner plus précisément la manière qu’il a de superposer des couches sonores.

Avec des matériaux de départ typiques de ce genre de production (petites bribes instrumentales, sons issus de cassettes et mis en boucle, apports délicats et cristallins), Durand s’évertue à livrer autre chose que le reste de ses contemporains, parvenant ainsi à habilement croiser sonorités mélodiques éparses et traitements plus expérimentaux (Linternas Junto A La Laguna), notes tenues et craquements provenant des cassettes (Canción De La Vía Láctea), touches de guitare et discussions entre une mère et son fils (Hora De Dormir).

Pour autant, la grande majorité de l’album, pour tout à fait honnête et écoutable qu’elle soit, s’avère diablement commune et fort peu originale, dans un contexte où les disques de ce type se multiplient. Combien de fois a-t-on déjà ainsi entendu ces oscillations et ce jeu sur la proximité entre notes aigues et mini-larsens (Diorama) ou encore ces petites vignettes sonores au charme si ténu (Recuerdos En Super 8) ? Notre perception d’A Través Del Espejo se trouve alors un peu ternie par toutes les réminiscences qu’il convoque et par le peu de singularité dont il fait montre.

François Bousquet
le 07/02/2016

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