David Cordero

El Rumor Del Oleaje

(Home Normal / Import)

 date de sortie

15/01/2016

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / David Cordero / Home Normal

 liens

Home Normal
David Cordero

 autres disques récents
Rydberg
Rydberg
(Monotype Records)
Mirko
LP1
(Room40)
Bruno Sanfilippo
Upon Contact Reworked
(AD21 Music)
Metamatics
Bodypop
(Neo Ouija)

Un album intitulé El Rumor Del Oleaje (soit « Le Bruit des Vagues »), des visuels de pochette faits de photos retravaillées de bords de mer, des titres de morceaux renvoyant à des noms de plage et de villes balnéaires : il était à peu près certain que le premier album solo de David Cordero allait proposer une ambient contemplative notamment constituée de samples de vagues.

Et, de fait, celui qu’on a connu à la tête de la formation post-rock Úrsula, nous livre une grosse demi-heure dans cette veine avec toutefois suffisamment de sagesse pour ne pas se limiter à l’empilement de structures pré-enregistrées ou programmées. Ainsi l’Espagnol convie-t-il plusieurs camarades à opérer à ses côtés, avec leurs instruments réels. Il en résulte une profondeur et une épaisseur quand, par exemple, la contrebasse de Marco Serrato, le piano de Nacho Garcia, la clarinette basse de Gustavo Domínguez et le cor de Moisés Alcántara s’invitent sur La Casería - San Fernando ou alors le développement d’aspects plus lumineux lorsque les claviers de Nacho Garcia croisent la guitare électrique de Rafael Femiano (Ereaga - Getxo).

Ces éléments peuvent laisser place à une dimension plus mélancolique quand les arpèges de guitare électrique sont sollicités (Peine Del Viento - San Sebastian, Hondartzape - Mundaka). Plus encore, sur Punta Del Boquerón - San Fernando, l’émotion affleure véritablement à mesure que les nappes prennent de l’importance et que les lignes de six-cordes nous emportent. Ces très bonnes intentions forment, au total, un album convaincant dont on regrettera néanmoins la brièveté puisqu’on sait que ce style musical s’accommode surtout d’un travail sur la durée et qu’à ce titre, des morceaux de quatre minutes et quinze secondes en moyenne peuvent s’avérer un rien frustrants. La meilleure preuve étant le caudal Gaztelugatxe - Bermeo dont les sept minutes permettent de travailler, avec une grande beauté, sur l’intensité et la montée en puissance.

François Bousquet
le 12/02/2016

À lire également

Two People In A Room
s/t
(Home Normal)
Islands Of Light
Ruebke
(Home Normal)
Autistici
Amplified Presence
(Home Normal)
Konntinent
The Empire Line
(Home Normal)