Port St. Willow

Syncope

(flau / Import)

 date de sortie

27/01/2016

 genre

Rock

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / flau / Port St. Willow / Post-Rock

 liens

flau
Port St. Willow

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On le signalait récemment à propos de la ressortie compilée de deux premiers albums de Cicadia, le label flau joue un véritable rôle de défricheur. Cette fois-ci, la structure japonaise a repéré Port St. Willow, projet solo d’un musicien états-unien, dont un premier long-format avait paru de manière autoproduite en 2012, avant d’être ressorti à plus grande échelle par Downtown l’année suivante. Pour son second album, Nicholas Principe se trouve donc directement hébergé chez flau, séduit par la conjonction entre, d’une part, une instrumentation proche d’un post-rock alangui et, d’autre part, le falsetto du compositeur.

Il est vrai que la singularité de Port St. Willow réside dans le timbre de Principe, cette voix de tête donnant un caractère original aux neuf morceaux du disque, ne sachant pas trop si on a affaire à une voix masculine ou féminine, timbrée ou détimbrée, assurée ou voilée. Fort heureusement, le natif de Portland ne verse pas dans le démonstratif et sait maintenir sa voix au même niveau que les différents instruments qu’il utilise, ou ceux des invités qu’il sollicite. De fait, tous ces apports sont traités avec une belle réverbération, ingrédient qui souligne assurément l’aspect aérien et éthéré du propos tandis qu’une certaine ambition caractérise l’écriture de quelques-uns des titres, notamment ceux s’étirant au-delà des six minutes (Atlas, Motion ou Three Halves Whole).

Sur ces morceaux, la batterie syncopée répond aux pulsations électroniques, tandis que les ajouts synthétiques croisent de véritables instruments, dans des déliés qu’on pourrait croire improvisés (Opal dans lequel le piano d’Hana Tajima dialogue avec la guitare de Nicholas Principe). Flirtant parfois avec un brin de kitsch (les parties solo du saxophone alto de Will Epstein dans Ordinary Pleasure), l’album révèle néanmoins, indubitablement, une personnalité tout à fait particulière et une qualité d’écriture incontestable.

François Bousquet
le 19/02/2016

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