Fertile Lands

 date

du 26/01/2016 au 09/03/2016

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Élodie Séguin / Cyprien Gaillard / Fondation d’entreprise Ricard / Lara Almarcegui / Seth Price / Tacita Dean / Vincent Lamouroux

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Pas vraiment annoncée frontalement comme telle, Fertile Lands prend pourtant tous les atours d’une exposition souhaitant faire le point sur la pratique du land art, cette discipline utilisant des matériaux naturels, souvent réalisée en extérieur et dont les œuvres sont alors saisies en photographie ou vidéo pour être présentées ensuite au public.

Sans véritable surprise, on retrouve donc, dans l’espace de la Fondation d’Entreprise Ricard, plusieurs figures attendues, même si la Spiral Jetty de Robert Smithson, pièce iconique de ce mouvement artistique, n’est pas montrée mais évoquée de biais, par l’entremise du récit de Tacita Dean (Trying To Find The Spiral Jetty) dans lequel l’artiste, à la recherche de la célèbre jetée finit par douter de son existence même. Parmi les créateurs contemporains, Lara Almarcegui et Cyprien Gaillard constituent deux intervenants familiers de cette pratique, l’un et l’autre se trouvant donc logiquement présent dans l’exposition : diapositives documentant sa volonté de préservation de terrains vagues à Gand, pour la première, et polaroïds d’une améthyste conservée au Muséum d’Histoire naturelle de New-York, pour le second.

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Vue de l’exposition (oeuvres de Sophie Bonnet-Pourpet et Élodie Séguin)

Avec ces photographies, on observe que Fertile Lands souhaite s’attacher autant aux objets et matériaux qu’aux moyens d’y parvenir, par le biais de la cartographie (ou, si l’on veut, comment utiliser la carte pour arriver au territoire). Ainsi, les trappes claires et obscures d’Élodie Séguin côtoient le magnifique Blank Spaces (Model For Airspaces) de Vincent Lamouroux (alliance d’une plaque de verre et de deux volumes blancs ressemblant à des modélisations 3D de paysages), le simili-fossile de Sophie Bonnet-Pourpet et les récifs artificiels capturés en photos par Nicolas Floc’h sont accrochés à proximité des séries de formes grises de Seth Price, qu’on pourrait voir comme des combinaisons permettant d’accéder quelque part. Capable d’utiliser cette cartographie pour atteindre ces objets, la figure de l’archéologue est placée au centre du film de Samir Ramdani tandis que Rosa Barba a frotté au graphite du papier posé sur des rails, rappelant ces trains que les explorateurs empruntent.

François Bousquet
le 02/03/2016

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