Celer

Zigzag

(Spekk / Mochi Mochi)

 date de sortie

05/03/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Celer / Minimal / Spekk / Will Long

 liens

Spekk
Celer

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Cela fait bien longtemps que l’on n’avait plus parlé de Celer, désormais le projet solo de Will Long. On l’évoquait le mois dernier, Spekk a repris ses activités début 2014 avec un album de Opitope et c’est donc l’Américain qui prenait le relai dans la foulée.

Pour ceux qui ne connaitraient pas l’hyper-productif William Thomas Long, disons qu’il s’est fait connaitre avec une musique avant tout ambient, plutôt minimale, finalement souvent associée à la scène drone tout en intégrant de temps à autre quelques field recordings. Avec une discographie déjà bien remplie au rythme d’environ 5-7 albums par an, Celer s’est déjà construit un style, une image bien précise. Aussi, écouter un nouvel album de l’Américain n’est généralement qu’une surprise limitée.

Zigzag c’est le titre de l’unique pièce qui compose cet album, un morceau de près de 50mn d’une ambient sans cesse oscillante. Il s’agit véritablement de LA particularité de cette pièce dont le titre et la pochette sont les parfaites illustrations. L’album débute donc par des oscillations de nappes cristallines qui se superposent en alternant entre des phases riches et lumineuses en multipliant les strates, et d’autres passages plus calmes, épurés, voire graves avec une fréquence moindre des oscillations, allant jusqu’à donner une impression de pulsation.
Sur le papier, ce travail peut paraitre répétitif et ennuyeux, mais Will Long maitrise ce procédé comme nul autre et c’est au contraire un renouvèlement incessant qui s’opère sous nos yeux, à la fois bien perceptible et discret. Tout se déroule sur la longueur, comme si on déroulait une bobine de fil et que les couleurs et les enchainements de couleurs changeaient sans cesse, testant de nouvelles combinaisons de tonalités, fréquences d’oscillation, et quantité de strates.

Mais derrière toutes ces explications plus ou moins techniques, il reste les émotions et sentiments que va susciter cette pièce, un mélange de vide, de sérénité, de douceur, de solitude, de désespoir, mais aussi de grands espaces, d’infini, nous rappelant d’ailleurs par moment le Prophecy Theme de Brian Eno, composé pour l’adaptation cinématographique de Dune. Bref, un très très bel album !

Fabrice ALLARD
le 01/03/2016

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