Fenton

Mythic Failures

(12k / Internet)

 date de sortie

29/01/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

12k / Ambient / Fenton / Shuttle358

 liens

12k

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Revenu aux affaires l’an passé, avec un album de Shuttle358, Dan Abrams en profite pour réactiver également son projet Fenton, davantage centré sur un travail à la guitare et dont on avait beaucoup apprécié Pup, sorti il y a une dizaine d’années sur Plop. C’est sur 12k que le Californien se trouve à nouveau pour ce Mythic Failures, dont on ne comprend guère pourquoi il paraît uniquement en digital alors que le label de Taylor Deupree sait publier des albums physiques avec un grand soin apporté au travail visuel.

Pour en revenir à l’aspect musical, ce sont bien neuf compositions à la guitare qui sont ici offertes, les six-cordes opérant par boucles, tantôt d’arpèges réduits (Failures (A Fire Of Pleasure)), tantôt de mélodies délicatement posées (Rubai). Parfois plus libre, la guitare électrique semble divaguer, au gré des envies de Dan Abrams, sans véritable fil conducteur sinon de continuer à satisfaire l’auditeur par ces brillantes volutes (Always There For You et, plus encore, les sept minutes trente du caudal Wolf). Quoiqu’il en soit, une forme de minimalisme perdure, parfois poussé jusqu’à un certain ascétisme qui rend bien mince l’épaisseur sonore et nécessite de tendre l’oreille pour la saisir.

Les textures d’arrière-plan se font ainsi toujours aussi discrètes, servant principalement de supports aux déliés de guitares. De fait, les seuls moments où on a l’impression qu’elles pourraient occuper davantage de place, et prendre des contours un peu plus granuleux ou métalliques, elles se trouvent rapidement mises sous le boisseau, comme recouvertes par les interventions des six-cordes (Osos). Dans certains passages pourtant, on a le sentiment que Fenton se fait presque déborder par ses composantes, lorsque sa guitare s’emballe et qu’une forme de bruissement aquatique se met en place, mais il s’agit alors d’un bref intermède (les deux minutes et quelques de Blonde). De toute façon, même en restant sur la ligne déterminée en 2005, Dan Abrams sait nous convaincre et livrer, avec ce nouveau long-format, publié à l’occasion de la reparution de Pup, une nouvelle belle étape de son parcours.

François Bousquet
le 10/03/2016

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