Tomotsugu Nakamura

Soundium

(Kaico / Import)

 date de sortie

00/03/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Folk / Glitch

 appréciation

 tags

Ambient / Electronica / Folk / Glitch / Kaico / Tomotsugu Nakamura

 liens

Kaico
Tomotsugu Nakamura

 autres disques récents
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)
Dakota Suite | Vampillia
The Sea Is Never Full
(Karaoke Kalk)

C’est avec cet album que l’on découvre le tokyoïte Tomotsugu Nakamura, la deuxième production de sa jeune carrière mais aussi la deuxième pour le label Kaico dont nous parlons depuis peu et qui nous a déjà offert quelques belles productions dans un registre electronica.

On est souvent un peu méfiant envers ce type de production, présentée comme electronica/ambient, avec un artiste japonais aux manettes, une pochette minimaliste avec des petits zozios et un label qui, s’il a pu nous séduire récemment, a aussi eu son lot de mièvreries. Disons que l’album démarre sur une electronica douce et mélodique, joliment syncopée et incorporant comme par accident quelques sonorités (percussions) acoustiques. Ce Rotate est donc plutôt séduisant, mais aussi assez classique. Gallop contraste assez nettement avec son style bariolé croisant électronique et guitare frétillante sur un tempo soutenu, une pièce qui ne surprendra que par son aspect isolé au milieu d’un album plutôt posé.
C’est alors que l’on tombe sur Mimosa et Pilotfish, le genre de travail que l’on craignait un peu de trouver ici, lorgnant vers une folktronica nonchalante ou hésitante. Donc oui, il arrive que l’on s’ennuie un peu à l’écoute de ces quelques morceaux, tout comme ce Glisten Surface Under The Sun qui croise électronique et piano épuré sur des accords interminables.

Mais Soundium va au delà et on a un peu l’impression de voir l’artiste progresser au fil de ses compositions, par exemple avec le virage ambient qu’il aborde avec le minimaliste Before Silence qui nous apparaît comme plus réussi, à la fois plus fragile et moins évident. Dans la lignée on citera le délicat Glisten Surface Under The Moon qui superpose nappes synthétiques et petits bruitages acoustiques, ou encore l’ambient hésitante de Turbigo dans un style très épuré.
Si l’on ne devait garder qu’une seule pièce, ce serait ce Typist On The Moon qui reflète assez bien le style du japonais qui à l’art de combiner harmonie et chaos. Ici une superbe mélodie se voit hachée par des claquements électroniques et son rythme subit quelques erreurs qui nous permettent de retrouver cette impression d’hésitation et d’imperfection.

Les petits zozios de la pochette, c’est en fin d’album qu’on les retrouve, sur un Frozen Trees gentillet, mais plutôt bien adapté pour des adieux. Pour conclure, disons que ce deuxième album est encore un album de jeunesse, très inspiré par ses maîtres mais qui recèle aussi quelques belles surprises.

Fabrice ALLARD
le 12/03/2016

À lire également

Yokotsuka Yuuya
Return to Nature
(Kaico)
Free Babyronia
Matrix Grooves
(Kaico, AUN Mute)
34423
Masquerade
(Kaico)
34423
Tough And Tender
(Kaico)