Présences Électronique 2016 - Beatriz Ferreyra / John Wiese / Pita / Lichens

 date du concert

06/03/2016

 salle

Le 104,
Paris

 tags

Beatriz Ferreyra / Festival Présences Électronique 2016 / INA / GRM / John Wiese / Le 104 / Lichens / Peter Rehberg / Pita

 liens

Peter Rehberg
Pita
INA / GRM
John Wiese
Le 104
Beatriz Ferreyra

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En lieu et place de la traditionnelle diffusion d’ouverture de soirée, Beatriz Ferreyra proposa une véritable prestation live. Placée à la console, au centre de la Nef Curial, l’Argentine interpréta L’Orvietan, pièce de 1970 faite de musiques électronique et concrète fragmentées. Pourtant, l’appréhension de ce morceau fut assez difficile puisqu’outre quelques petits soucis techniques au tout début, ce titre était, en effet, composé de séquences de deux ou trois minutes constituées sur le même schéma : montée en puissance, puis phase de plateau avant un final cut.

Assis derrière ses machines, John Wiese prit la suite (sur scène, pour le coup) et ouvrit son set par une nappe ondoyante et chaleureuse, en forme de trompe-l’œil. De fait, la suite de cette vingtaine de minutes mit aux prises des superpositions de sons qu’on croirait captés sur des machines industrielles, des bribes et des éclats. Néanmoins, l’ensemble parvenait à rester assez travaillé et ouvragé.

Habitué de ces pages (une dizaine de ses concerts y sont recensés) comme du Festival Présences Électronique (il y avait déjà joué en 2009, déjà le dimanche et déjà dans la Nef Curial), Pita venait donc en ces lieux en connaisseur et délivra un concert sans véritable surprise. Sa noise minimaliste fut ainsi très conforme à notre connaissance de l’Autrichien, avec ses vrilles, percements, sons concassés et impression générale que tout cela émerge du chaos. Le propos gagna ensuite en liant quand Peter Rehberg introduisit une texture de fond, tout aussi noise et abrasive.

Pour terminer ce week-end, Lichens se plaça au milieu de la scène, lançant un mini-larsen et quelques notes éparses d’une basse saturée. Se saisissant d’un micro, Robert Lowe infiltra à cet agrégat des vocalises assez aiguës tandis que, sur le plan instrumental, il relaya ses sonorités premières par des tapotements et sons percussifs en bois. On put ainsi saluer le très bon contraste créé par l’États-Unien entre nappe sombre et dense, d’une part, et éléments plus fins et pointus, d’autre part. Avec ces vocalises, son look (grande chemise blanche, barbe noire), la nappe chamarrée qui couvrait sa table et les éclairages jaunes qui lui tombaient dessus, Lichens prit alors des allures chamaniques ou vaudou, assez loin des rivages free-folk qu’il pouvait aborder sur ses deux premiers albums sur Kranky. Au total, il livra un concert probablement trop court mais assurément le plus convaincant de ces trois soirées de Présences Électronique 2016.

François Bousquet
le 08/03/2016

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