Stephen Christopher Stamper

Echoic

(Runningonair Music / Internet)

 date de sortie

24/03/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Runningonair Music / Stephen Christopher Stamper

 liens

Runningonair Music
Stephen Christopher Stamper

 autres disques récents
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)
Dakota Suite | Vampillia
The Sea Is Never Full
(Karaoke Kalk)

Nous avions chroniqué le premier album de l’anglais Stephen Christopher Stamper, déjà publié sur le label RunningOnAir, et on s’étonnait alors de l’hétérogénéité de celui-ci là où le label nous avait habitué à une certaine unité de ton. Deux ans plus tard, voici donc la suite avec un album plus ramassé, plus homogène, comme si le jeune artiste avait trouvé sa voie et décidé de creuser son sillon.

Du titre de l’album jusqu’à celui des 6 pièces qui composent l’album, un seul mot est là pour décrire ou évoquer chaque composition. Le terme Echoic fait ici allusion à l’Echoic Memory, ou mémoire auditive qui est une mémoire à court terme. C’est pourtant dans le passé que l’Anglais s’est plongé en réécoutant et digitalisant les cassettes d’anciens enregistrements réalisés avec des amis. C’est ensuite par un jeu d’effets (echo, reverb) qu’il a mis en boucle les enregistrements d’alors, réactualisant sans cesse le son entendu quelques secondes plus tôt.
Comme on peut donc s’en douter alors, la musique de Stephen Christopher Stamper, par l’utilisation de ces effets, s’apparente à une ambient drone, une musique du passé devenue brouillée et vaporeuse.

On comprend alors mieux d’où vient There, le premier titre qui s’ouvre sur une ambiance de répétition ou concert de rock bientôt noyé dans un ensemble de nappes à la fois amples, graves et puissantes, de toute beauté. On pourra le rapprocher de Bark bien que plus expérimental, plus abstrait, mais dont on devine également les sources sonores, que ce soit des montées de guitare ou des coups de percussions sourdes, presque menaçantes et nous empêchant de nous laisser emporter par ce flot.
D’un autre côté on trouve Sea et Absent qui se distinguent par leur clarté. Des nappes/drones de cordes ou guitares, des compositions très linéaires, douces et oscillantes, tout juste ponctuées de quelques accords de guitare et peut-être des field recordings de bords de mer pour le premier.
Une atmosphère apaisée qui se trouve coincée entre Original et Out, deux pièces qui créent un fort contraste de part leur style chaotique. Avec son ambiance sourde et ses voix en arrière plan, Original nous fait penser au brouhaha d’un hall de gare. Un magma sonore abstrait et expérimental que l’on pourrait qualifier de musique bruitiste, sans le niveau sonore. Moins extrême, Out parait même plutôt doux avec des voix et chœurs perdus, mais le bruit ambiant finit par prendre le dessus et nous fait basculer vers le bruitisme.

Comme on le supposait il y a 2 ans, nous avons eu plaisir ici à retrouver Stephen Christopher Stamper avec un travail plus cohérent, dans un registre ambient/drone à la fois plus affirmé et personnel.

Fabrice ALLARD
le 18/03/2016

À lire également

Guy Birkin
Symmetry-Breaking
(Runningonair Music)
Guy Birkin
Tintinnabuli Mathematica - Vol. I
(Runningonair Music)
Frank Condon
Purity Hall
(Runningonair Music)
Regolith
And...
(Runningonair Music)