Festival Feed Back 2004 : B. Fleischmann / Transformer Di Roboter / Portable / Konki Duet

 date du concert

28/08/2004

 salle

Parc de la Villette,
Paris

 tags

Bernhard Fleischmann / Parc de la Villette / Portable / The Konki Duet / Transformer Di Roboter

 liens

Bernhard Fleischmann
Transformer Di Roboter
The Konki Duet
Parc de la Villette

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Pour la deuxième année, la Parc de La Villette voit défiler une bande de jeunes aux looks plus farfelus les uns que les autres, ou en tout cas qui dénotent au milieu des familles avec enfants qui se balladent dans les jardins. On sera en effet surpris de voir que ce festival qui se déroule en plein air dans un lieu populaire attire principalement les habitués des concerts que l’on croise déjà toute l’année, et qui préparent ici leur rentrée, contrairement aux Siestes Electroniques toulousaines qui revendiquent leur envie de faire découvrir ces musiques à un public plus large.

C’est sous un ciel hésitant que l’on se décide à faire le déplacement, motivé principalement par l’envie de revoir The Konki Duet après leur excellent concert à Toulouse lors des Siestes Electroniques, et Bernhard Fleischmann que l’on n’avait jamais vu en concert.
Petit problème pour commencer puisqu’on se perd dans le Parc de la Villette : pas un plan digne de ce nom sur le site internet de la Villette afin de se repérer avant d’être sur place, et plans un peu rares sur place. Du coup on arrivera au concert des Konki Duet avec un quart d’heure de retard, et pendant leur reprise du Fade to Grey de Visage que l’on trouve sur leur album à venir. Une version assez particulière liée à leur instrumentation, mais toujours efficace. On aura un peu de mal à rentrer dans ce concert, sous les arbres, avec un public pas très nombreux mais bavard, et surtout une qualité sonore décevante. On retrouvera leurs petites ritournelles de pop fragile, avec ça et là quelques surprises comme la présence d’un invité, Orval Carlos Sibelius, sur A Sigmund Freud Odyssey, ou cette reprise des Queens of the Stone Age dont le final nous provoqua une nouvelle fois quelques frissons.
Pas convaincu par le cadre pour cette musique plutôt intimiste, on espère les revoir prochainement en intérieur.

Changement de jardin, de cadre, le tout sous quelques gouttes menaçantes, provoquant des attroupements sous les arbres, tandis que Portable qui jouait à 16h30 était abrité sous une tente avec son laptop. On avait déjà vu, sans vraiment apprécier, l’afro-londonien Alan Abrahams, et nous n’attendions pas grand chose de ce concert. Ce fut pourtant une bonne surprise, très efficace, avec des rythmiques parfaites pour danser et suffisamment renouvelées, avec au second plan des nappes et textures aux lentes évolutions. Un mélange plutôt original à l’origine de quelques pas de danse variés, suivant que le danseur se focalise sur la rythmique ou sur les textures. Par contre au bout d’une demi heure on commence a se lasser, la recette ayant un peu de mal à se renouveler.

La pluie s’est arrêtée, quelques rayons de soleil parviennent jusqu’à nous alors que l’on se dirige vers le concert des allemands de Transformer Di Roboter que l’on avait déjà pu apprécier lors d’une soirée Büro. On ne s’attendait pas à être surpris, mais pourtant, devant un public maintenant nombreux, ils nous offrirent un véritable spectacle. Comme Peaches à la Route du Rock, le chanteur escalade la structure abritant la scène, et chante sur une plateforme à 4-5 mètres de hauteur, leurs reprises transformant des standards pop-rock en électro-punk déjantées. C’est souvent amusant, ça fait énormément d’effet à un public d’abord timide mais qui se lâchera petit à petit et qui en redemandera. La surprise se poursuivra jusqu’au bout puisque le duo berlinois terminera par une reprise du Banana-Split de Lio...

Pour finir notre petite ballade, direction le jardin de la Treille pour voir Bernhard Fleischmann qui nous paru tout de suite fort sympathique, simple, et faisant l’effort de s’exprimer en français pour présenter quelques uns de ses morceaux. Après l’effervescence de Transformer Di Roboter, quoi de mieux que de s’assoupir sur la douce electronica de l’autrichien. Un concert d’environ 45 minutes commençant comme son dernier album, par le superbe 02/00, et présentant à la fois ses dernières productions comme un remix du F.K.O. de Subtle qui sort ces jours-ci chez Lex Records et quelques titres plus rares comme cette très belle version épurée de Take a Day Off que l’on trouvait sur la compilation Morr Music en hommage à Slowdive. Rythmiques bien présentes, mélodies nonchalantes et rêveuses ou apparaît assez régulièrement un piano, forment un mélange agréable et fort réussi. Le public conquis ne le laisse pas partir comme ça, et l’autrichien nous offre en rappel un court extrait de Take Your Time, son morceau de 45 minutes qui clôture son dernier album, Welcome Tourist.

Passant entre les gouttes, évitant le pire en se balladant dans les jardins du Parc de la Villette accompagné de sonorités nouvelles, voici une après-midi musicale finalement fort agréable à laquelle nous mîmes fin alors que A*Class et Kings Have Long Arms devaient encore jouer.

Fabrice ALLARD
le 29/08/2004

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