Saåad

Deep/Float

(Hands in the Dark)

 date de sortie

17/04/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Hands in the Dark / Saåad

 liens

Saåad
Hands in the Dark

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Voici enfin la chronique de Deep/Float, l’album dont Saåad venait fêter la sortie en avril 2014 à la Flèche d’Or, une soirée dont nous rendions compte sur ces pages. Cette fois on est en terrain connu puisque l’on a déjà vu le duo toulousain plusieurs fois en concert et évoqué à deux reprises ses productions discographiques.

Donc oui, logiquement, pas de gros effet de surprise avec cet album qui nous permet de retrouver avec plaisir les drones épais et lourds de Saåad. A vrai dire, si l’on reconnait le genre, on trouvera le Valley Of Quartz qui sert d’ouverture particulièrement lumineux. Le duo combine nappes profondes et feutrées à des oscillations mélancoliques, presque plaintives, parfois scintillantes, esquissant des mélodies flottantes. C’est d’ailleurs a peu près sur le même ton que s’achève l’album avec un After Love plutôt apaisé, trouvant cette fois la lumière dans un ensemble de chœurs. Toujours très lent, ce dernier titre est aussi celui qui dévoile le mieux ses mélodies, aériennes et mélancoliques.
Plus sombre, on mettra toutefois Giant Mouth dans un même registre avec un son plus proche du drone, mais d’une douceur rassurante alors que le duo nous a plutôt habitué à des atmosphères habitées et angoissantes.

Les trois autres titres se font justement un peu plus arides en laissant apparaitre les guitares plus que d’accoutumée. Avec sa petite note d’humour, Alone In The Light cache des nappes électroniques vintages qui laissent progressivement la place à des accords de guitares au son un peu plus aride et déchirant. Une approche encore plus affirmée sur I Will Always Disappoint You puisque cette fois ce sont des coups qui semblent être donnés sur les cordes d’une guitare. Le résultat est imprévisible, très certainement le fruit d’une improvisation donnant au fil de l’eau l’impression d’esquisser une mélodie. Le final chaotique ne fait que nous conforter dans cette idée avec ses bruitages épars, coups, chocs et objets que l’on déplace.
Il nous reste alors New Helicon dont la construction pourra paraitre un peu simpliste, lançant à tour de rôle ronronnement de machines, nappes nasillardes et oscillantes, puis les drones profonds et affirmés. Là encore, cette pièce gagnera en aridité avec la mise en avant de riffs de guitares rocailleuses.

Un album profond et flottant comme annoncé par son titre, dans la droite ligne de ce que l’on pouvait attendre, bref une valeur sûre dans laquelle on aurait toutefois bien aimé trouver une pointe de danger.

Fabrice ALLARD
le 27/03/2016

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