Asolaar

Interceptor

(Kvitnu / Import)

 date de sortie

19/05/2014

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Industriel / Noise

 appréciation

 tags

Asolaar / Expérimental / Industriel / Kvitnu / Noise

 liens

Kvitnu
Asolaar

 autres disques récents
Giulio Aldinucci
Goccia
(Home Normal)
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)
Resina
s/t
(130701)

Première "rencontre" avec Asolaar, nouvelle signature du label ukrainien Kvitnu qui élargit encore son ouverture puisque cet artiste nous vient d’Argentine. Nouvelle signature certes, mais cela fait déjà quelques années que Dario Pinto Calvis composait et sortait ses productions en numérique chez Sincro Netlabel ou en physique notamment sur le label allemand Metaphysik aux côtés de Sturqen, un autre artiste Kvitnu.

Au fil du temps le label ukrainien est certes allé chercher des artistes à l’international, mais en donnant l’impression de s’enfermer un peu dans le registre d’une électro brute, aux teintes industrielles et post-Pan Sonic. Or justement ce mini album (10 pistes pour 25mn) se place dans cette droite lignée, avec en tête basses ronronnantes et nasillardes, crissements de toute sorte, souffles grésillants et textures granuleuses, le tout porté par des rythmiques mécaniques.
La construction de l’album surprend un peu avec des morceaux particulièrement courts que l’on qualifiera d’interludes et d’autres qui trainent un peu en longueur comme ce Lord H. Mohawk, plutôt réussi d’ailleurs avec son gros bourdonnement de basses grésillantes frôlant la saturation. Mais on ne trouvera aucune logique entre le style et la durée des pièces, ces interludes donnant l’impression d’être tantôt des ébauches rythmiques (Gravastar), tantôt des expérimentations autour de basses saturées et textures granuleuses (Cruce Magnético III). On retiendra toutefois 0028-13 qui sort du lot avec un son nettement plus clair et des tentatives de rythmiques fracturées à base de pulsation de basses, claquements, craquements et autres glitchs évoquant la scène click’n cut.

En fait on est un peu partagé entre le plaisir de retrouver ce son que l’on n’écoute finalement pas si souvent et le fait d’être assez rapidement en terrain balisé. On est donc plutôt séduit par ce Temor Al Autovox qui ouvre l’album de façon particulièrement brute, fait de ruptures et cassures avec peut-être quelques vocaux brouillés. Ensuite ce sont les oscillations de basses d’Interceptor qui fonctionnent plutôt bien en suivant un tempo millimétré. Mais très vite on se retrouve avec une instrumentation bien limitée, nous enfermant dans un genre dans lequel tout semble avoir déjà été fait.
Alors oui, Asolaar est bien loin d’une électro-indus commerciale, il flirte d’ailleurs régulièrement avec la noise tout en jouant avec des ruptures inattendues et des sonorités difficiles. C’est finalement avec Random Violence qu’il semble trouver le meilleurs compromis, plaquant ses bruitages et textures expérimentales sur une rythmique particulièrement régulière et soutenue.

Une découverte qui devrait séduire sans problème les amateurs d’électro aride mais qui risque de frustrer ceux qui sont en quête de nouveautés.

Fabrice ALLARD
le 11/04/2016

À lire également

Zavoloka
Svitlo
(Kvitnu)
Zavoloka
Vedana
(Kvitnu)
Matter
Biorhexistasy
(Kvitnu)
Sturqen
Piranha
(Kvitnu)