L’Homme aux Cent Yeux (La Grande Revue)

 chorégraphe

Julien Bismuth

Élise Ladoué

 date

15/04/2016

 salle

Le Plateau / FRAC Île-de-France,
Paris

 appréciation
 tags

Élise Ladoué / Félicia Atkinson / Julien Bismuth / Le Plateau / FRAC Île-de-France

 liens

Félicia Atkinson
Le Plateau / FRAC Île-de-France

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Lancée, en octobre 2015, L’Homme aux Cent Yeux se veut une revue au sens « revue de music-hall », offrant une suite de performances et interventions se déroulant au cœur même des expositions du Plateau avant qu’une fois par an, entre deux expositions, une soirée plus complète ne réunisse l’ensemble des artistes s’étant produits précédemment. Vidés des œuvres plastiques, les espaces du Plateau ont également, pour cet événement, été rendus les plus vastes possibles en abattant toutes les cloisons. Demeuraient néanmoins les inévitables piliers et murs porteurs, éléments qui, compte tenu de l’affluence et de la configuration de la soirée, en génèrent assez fortement la préhension.

Ainsi, le duo formé par Félicia Atkinson et Élise Ladoué (déjà complices au sein de Stretchandrelax) opéra dans un lieu délimité par des piliers qui obstruèrent parfois notre champ de vision. Pendant que la première, assise par terre, faisait des boules de pâte à modeler à partir d’une grosse brique, sa comparse dansait, dressée sur ses pointes, titubant parfois, mais maîtrisant assurément cette impression d’être mal assurée. Cette danse fragmentée se montrait, en outre, raccord avec la musique lancée par Félicia Atkinson, faite de bribes sonores, de vocalises et de chant épars. Passée au clavier, Atkinson joua ensuite quelques notes graves tandis qu’Élise Ladoué se saisit d’un gros ballon sur lequel elle s’enroula avant de tenir en poirier pendant plusieurs minutes. Un laptop ouvert diffusait, comme en écran de veille, la photo d’une maison, et des mots enregistrés préalablement étaient lâchés, façon poésie morcelée, faisant alors le lien avec le titre de cette proposition : A DANCE, A HOUSE, A POEM. Arty et un peu maniérée, celle-ci se montra néanmoins assez émouvante par sa bonne combinaison de pratiques artistiques.

Le temps que la foule branchée se serve une autre bière, Julien Bismuth se mit en place pour Willy-Nilly, performance se voulant une transposition, dans le champ des arts plastiques, de gestes issus du cirque. Malheureusement, la concentration de personnes était telle qu’il était extrêmement difficile d’apercevoir l’artiste, d’autant plus qu’il s’agissait pour lui de se déplacer dans tout le lieu, prenant ici un verre, là un ballon de baudruche et réalisant un petit tour avec (tenter de boire l’eau du verre, faire éclater le ballon). La foule, debout, se déplaçait avec Bismuth et il fallait jouer des coudes, se dresser sur ses pointes de pieds et pencher la tête dans tous les sens pour tenter de voir quelque chose. Au bout de quelques minutes, fatigué par ce manège, on décida de quitter le Plateau.

François Bousquet
le 18/04/2016

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