Yndi Halda

Under Summer

(Big Scary Monsters / Import)

 date de sortie

04/03/2016

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Big Scary Monsters / Post-Rock / Yndi Halda

 liens

Yndi Halda
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Qualifié tantôt d’EP, tantôt d’album, Enjoy Eternal Bliss, premier disque d’Yndi Halda nous accompagne depuis dix ans, au gré de ses ressorties plus ou moins augmentées. Publié initialement en autoproduction par le groupe anglais en 2005, au plus fort de la vague post-rock britannique, cette livraison avait, en effet, reparu sur cinq labels différents, en CD, vinyl et digital, jusqu’en 2012. Exploiter aussi longtemps ce disque ne laissait pas forcément augurer grand-chose de bon pour l’avenir d’un groupe qui, par ailleurs, ne tournait plus depuis quelques années et dont quelques membres menait des projets parallèles. Et puis, au cœur de l’été dernier, le quintet annonça plancher sur un nouvel album qui, à l’image, d’Enjoy Eternal Bliss, se compose de quatre longs morceaux, parfaits témoignages de leur maîtrise du genre, mais également de leur faculté à dépasser leurs acquis du premier disque.

Ainsi, si l’instrumentation de base se trouve bien présente (guitares, basse, batterie), que le violon apporte toujours son écot, on découvre la participation d’Auriol Evans, invitée à se produire au violoncelle ainsi qu’une volonté d’introduire davantage de passages chantés. De pur post-rock lyrique, la musique des Anglais peut alors évoluer vers quelque chose d’un peu différent, semblable à ce que quelques groupes états-uniens peuvent offrir, soit une proposition enlevée et entraînante, au gré des voix en chœur (la première moitié de Golden Threads From The Sun). Les instruments à cordes, par leur capacité à agir de façon syncopé, s’intègrent idéalement au reste de l’orchestration, répondant aux coups sur le cadre de la caisse claire et aux temps marqués par la basse, relayant impeccablement les trémoli de guitare électrique et parvenant même à dialoguer entre eux (l’un intervenant de manière saccadée tandis que l’autre joue en notes liées).

La durée de chacun des quatre titres (entre dix minutes trente et dix-huit minutes) favorise, en outre, la mise en place de plusieurs cycles au sein du même morceau : succession de passages lents, d’installations du propos, et de moments de tension. Dans une logique similaire, l’apparition du chant dans la seconde partie de This Very Flight, soutenu par des lignes de guitares tendues et captivantes, nous emporte très très haut, comblés que nous pouvons être par un groupe décidément irréprochable.

François Bousquet
le 24/04/2016

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