PAL / Vincent Epplay

 date du concert

18/04/2016

 salle

Milord,
Paris

 tags

Détail / Milord / Vincent Epplay

 liens

Vincent Epplay
Détail

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Très suivi par ces pages dans les années 2000, notamment pour ses activités avec le label Brocoli, Vincent Epplay n’était plus réapparu ici depuis un concert donné en duo avec Sébastien Roux, fin 2010. Afin de reprendre de ses nouvelles, on se décida à se rendre au Milord pour une nouvelle soirée organisée par la structure Détail. Lorsqu’après 21h30, le sous-sol ouvrit, on se félicita d’être parmi les premiers à entrer, l’affluence étant telle qu’au-delà du deuxième rang, aucune vision des instruments et des interprètes ne fut possible, tout le monde s’étant mis debout pour essayer de caser un maximum de personnes dans un minimum de place.

Posté debout sur le côté, derrière son clavier et ses machines, Vincent Epplay lança des grésillements précis plutôt fins et travaillés. Passées quelques minutes, ceux-ci se mutèrent en des vrombissements et saturations pour ne plus former qu’une note tenue, à la limite du larsen. Le volume sonore allant croissant, notre perception de la prestation du Français fut un peu voilée, comme si l’impression d’un grand magma prédominait.

Au bout d’une petite demi-heure, Epplay invita, d’un geste, les musiciens de PAL à le rejoindre pour une partie en commun, avant de laisser le trio opérer seul pour se cantonner au rôle de régisseur son. Assis par terre, les Français livrèrent une sorte de psyché ambient très compacte, dense et puissante, sollicitant plusieurs matériaux : clavier, rack de pédales d’effets, bol chantant, guitare posée à plat et jouée à l’archet ou avec un stroboscope qui, posé sur les micros de la guitare, produisait sa propre rythmique. L’ensemble se montrait assez intéressant dans sa capacité à produire un son très épais et ramassé, tout en parvenant à faire exister des présences sonores plus identifiées. Pour autant, on y revient, l’affluence empêchait de distinguer les interventions de l’un ou de l’autre, puisqu’à moins d’atteindre le double-mètre, on ne voyait que des nuques et des dos.

François Bousquet
le 20/04/2016

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