Dove Allouche : Mea culpa d’un sceptique

 date

du 22/03/2016 au 07/05/2016

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Dove Allouche / Fondation d’entreprise Ricard

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

 dans la même rubrique
du 28/11/2017 au 13/01/2018
Maurice Blaussyld / Samuel Richardot : Duographie
(Fondation d’entreprise Ricard)
du 27/09/2017 au 08/01/2018
Prix Marcel Duchamp 2017
(Centre Pompidou)
du 25/10/2017 au 07/01/2018
Gus Van Sant
(Musée de l’Élysée)
du 15/09/2017 au 23/12/2017
Clément Cogitore : Braguino ou la communauté impossible
(Le Bal)

À force de le croiser dans plusieurs expositions collectives, on avait fini par s’habituer au travail de Dove Allouche et à son intérêt pour les océans, les déversoirs d’orages ou les champignons, toujours présentés à travers des négatifs photographiques ou sur des plaques d’argent. Si le procédé reste un peu le même dans la présentation personnelle que lui offre la Fondation d’Entreprise Ricard, le sujet varie quelque peu puisque le Français s’est, cette fois-ci, attaché à des grottes préhistoriques, stalagmites et sols calcaires.

Après avoir pris connaissances des quatre (!) pages du programme de salle, le visiteur peut appréhender les œuvres disposées en quatre séries, chacune documentant un protocole distinct : retranscription au graphite d’arcs-en-ciel (Over The Rainbow), argent pur vaporisé sur de l’étain (Sunflower), coupes de calcite collées sur une plaque de verre (L’enfance de l’Art) et utilisation de lamelles de calcite comme négatifs photographiques (Pétrographie). Le résultat est exposé en grands formats sombres, desquels affleurent juste quelques rainures ou courbures, façon agrandissement au microscope.

Cependant, la présentation de ces tirages, encadrés sous des vitres, dans les espaces lumineux de la Fondation, gêne un peu leur perception puisqu’entre reflets de la lumière extérieure et impacts des éclairages artificiels, on n’arrive guère à distinguer la précision des œuvres d’Allouche. Pour autant, on put remarquer que la série Sunflower émerge, capable, grâce à la présence de l’argent pur, de générer une forme de relief, comme si la photo était gondolée. Pour le reste, on regrettera donc un trop grand décalage entre l’aspect très scientifique du travail préparatoire, de l’appétence pour l’art pariétal, et la concrétisation matérielle, sa traduction esthétique.

François Bousquet
le 03/05/2016

À lire également

du 13/09/2011 au 29/10/2011
The Seabass
(Fondation d’entreprise)
du 19/11/2010 au 23/12/2010
Louidgi Beltrame : (...)
(Fondation d’entreprise)
du 26/03/2013 au 04/05/2013
Wilfrid Almendra : (...)
(Fondation d’entreprise)
du 1/12/2008 au 10/1/2009
Phoenix vs Babel
(Fondation d’entreprise)