Florian et Michaël Quistrebert : The Light of the Light

 date

du 19/02/2016 au 16/05/2016

 salle

Palais de Tokyo,
Paris

 appréciation
 tags

Florian et Michaël Quistrebert / Palais de Tokyo

 liens

Palais de Tokyo

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Même si nos pas nous guident très souvent dans les mêmes lieux et institutions et que nous aimons suivre certains créateurs, être surpris ou mis face à des propositions d’artistes que nous ne connaissons pas énormément peut s’avérer également tout à fait intéressant. C’est un peu le cas avec les frères Quistrebert que nous n’avions, jusqu’à présent, croisé qu’une seule fois, dans une exposition collective de la Fondation d’Entreprise Ricard, et qui se voient offrir tout la verrière courbe du niveau 2 du Palais de Tokyo.

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Vue de l’exposition

Comme souvent avec ce lieu, le premier espace se trouve bien isolé et plongé dans le noir, façon de créer un véritable sas entre le grand hall d’accueil, ouvert sur le parvis du Palais de Tokyo, et le cadre même de l’exposition. Dans cette salle, seule une lumière noire permet d’éclairer, avec son ultra-violet caractéristique trois grands formats accrochés côte à côte. Place ensuite au principal espace, constitué de suite de peintures, suspendues sur des barres métalliques pivotantes, parfois l’une au-dessus de l’autre. Enfin, tout about de la courbe, une grande vidéo Op’Art se fait typique du genre : aspect kaléidoscopique, formes géométriques, jeu sur le noir et blanc, etc…

Annonçant vouloir s’attacher à la lumière et proposer une « hyper-peinture », Florian et Michaël Quistrebert en viennent, on l’aura compris, à jouer sur la perception par le spectateur de leurs œuvres. Les créations de la première pièce sont-elles bien des peintures ? L’effet de matière laissé par le duo sur la toile peut amener à imaginer qu’il s’agit effectivement de sculptures, comme si un bloc de pierre était face à nous, avec ses rainures et anfractuosités. Dans la grande pièce, l’accrochage permet, ensuite, au visiteur de s’approcher au plus près des toiles, donnant envie de les toucher ou de s’y plonger, tandis que la vidéo conclusive produit son habituel sentiment de vertige.

Au surplus, l’utilisation de matériaux au rendu alternativement mat ou brillant (acrylique, laque de carrosserie, aluminium), l’adjonction de petites leds colorées sur les toiles ou les supports tournants font de l’ensemble quelque chose d’immédiatement accessible, peut-être un peu tape-à-l’œil et faussement transgressif, mais qui constitue une correcte entrée en matière pour qui souhaite débuter sa visite des espaces du Palais de Tokyo.

François Bousquet
le 06/05/2016

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