Finland

Rainy Omen

(Hubro / Outhere Distribution)

 date de sortie

12/04/2016

 genre

Rock

 style

Jazz / Post-Rock

 appréciation

 tags

Finland / Hubro / Ivar Grydeland / Jazz / Morten Qvenild / Post-Rock

 liens

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À force de s’attacher de plus en plus aux sorties de la scène norvégienne regroupée autour des labels Rune Grammofon et Hubro, on prend l’habitude de constater que ces musiciens aiment bien, au-delà de leurs travaux en solo ou de leurs formations d’origine, se retrouver pour une collaboration ponctuelle ou pour la mise en place d’un nouveau groupe. Nouvelle vérification avec Finland, réunion de quatre interprètes bien connus par ailleurs et déjà tous évoqués sur ces pages. Au-delà de leur capacité à se retrouver autour d’un projet particulier, la force de ces musiciens réside dans leur capacité à proposer, sur le plan musical, autre chose que la simple concordance de leurs talents.

C’est ainsi que Rainy Omen voit le groupe opérer dans un registre entre math-rock et jazz, avec la mise en place de cinq instrumentaux, marqués par les lignes de guitare d’Ivar Grydeland et la basse de Jo Berger (venu de Splashgirl), typiquement math-rock, tandis que la batterie de Pål Hausken (issu d’In The Country) réussit ses interventions, même frappée de simples balais (George Lumineux, No Low Voices). Entraînantes et parfaitement troussées, ces compositions du quatuor alternent avec des dérives plus contemplatives, bercées par la guitare steel de Grydeland, dans une lignée proche de l’americana (Magnetic Sail).

Le paragraphe précédent aura peut-être alerté le lecteur  : furent mentionnés trois des membres de Finland mais pas le quatrième  ; est-ce à dire que Morten Qvenild, son piano et ses apports électroniques, n’interviennent jamais  ? Difficile d’être aussi catégorique mais il faut bien reconnaître qu’au milieu de la structure bien exécutée par les trois autres Norvégiens, la participation de Qvenild se fait plus délicate à appréhender. Il faut probablement en trouver la trace sur la longueur de No Low Voices (quatorze minutes), lorsque tous les instruments se déchaînent dans le dernier quart du morceau et que les torsions électroniques font leur effet. Sur le morceau-titre, on peut aussi imaginer que les micro-larsens et matériaux grésillants sont aussi issus de la palette de Qvenild qui, donc, au total, parvient également à intégrer un ensemble tout à fait emballant.

François Bousquet
le 03/06/2016

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