Festival Villette Sonique 2016 : Chicaloyoh

 date du concert

29/05/2016

 salle

Parc de la Villette,
Paris

 tags

Chicaloyoh / Parc de la Villette

 liens

Parc de la Villette

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Après deux exercices où nous avons participé à des soirées dans l’un des espaces fermés de Villette Sonique, retour à un format plus habituel avec une simple venue au Village Label du festival parisien, peu convaincus que nous avons été par le reste de la programmation. Depuis l’an passé, les concerts associés au Village Label ne se déroulent plus dans la Maison Folie attenante mais sur une véritable scène extérieure, petite sœur des installations principales. Si ce schéma donne assurément une meilleure visibilité aux artistes s’y produisant, on y perd peut-être en expérimentation et en recherche programmatique puisqu’un tel dispositif requiert des prestations déjà bien assurées et pouvant tenir sur une grande scène. Quoiqu’il en soit, les organisateurs nous avaient satisfaits avec l’invitation de Chicaloyoh, artiste nantaise dont nous suivons les travaux et le nom depuis plusieurs mois mais que nous n’avions pas encore réussi à voir (schématiquement, nous étions à Nantes quand elle s’est produit en région parisienne, et à Paris toutes les fois où elle joua à Nantes).

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Chicaloyoh

Avec la demie-heure réglementaire de retard (peut-être due aux conditions météo plus que mitigées), les techniciens débâchèrent le matériel et la jeune femme prit place sur scène. Debout derrière sa console, un clavier à sa main droite et un micro devant elle, Alice Dourlen lança des nappes ténébreuses et quelques basses bien sombres, tandis que son chant s’apparentait à un mantra, façon prêche cafardeux ou vocalises anxiogènes. Entre ambient noire et dark-folk, ses morceaux s’étirèrent sur la durée, avec une puissance sonore destinée à couvrir un large espace comme à attirer le festivalier chaland qui passerait à proximité.

Pour scander ses compositions, Chicaloyoh frappait d’une mailloche un mini-djembé sonorisé, provoquant des coups à la fois sourds et réverbérés, parfaitement intégrés au reste de sa musique. Vers le milieu du set, la musicienne introduisit une rythmique électronique plombée, habile relais de cet élément, cette pulsation venant rajouter au caractère opaque de l’ensemble. Pour tenter de percer cette obscurité, Alice Dourlen se saisit de sa guitare électrique, ses notes isolées réussissant à s’extirper de la gangue sonore homogène et à la limite du trop répétitif qui constituait la matrice de ces trente minutes de concert.

François Bousquet
le 31/05/2016