Sophie Bueno-Boutellier : La Ritournelle du Peuple des Cuisines

 date

du 24/05/2016 au 02/07/2016

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Sophie Bueno-Boutellier

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Ainsi qu’on a déjà pu le souligner sur ces pages, le travail de la Fondation d’Entreprise Ricard ne s’arrête pas à la tenue annuelle de son Prix, rassemblement souvent pointu d’une dizaine de jeunes artistes. En effet, l’accompagnement se poursuit souvent quelques années plus tard quand l’un de ces nommés, et pas forcément le lauréat, se voit offrir une exposition personnelle dans ces mêmes murs. C’est ainsi au tour de Sophie Bueno-Boutellier, sélectionnée en 2009, d’occuper les espaces de la Fondation avec des œuvres opérant dans un registre assez dépouillé et des teintes pastels, voire ternes.

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Vue de l’exposition

Comme nombre de plasticiens, il s’agit, pour la Toulousaine d’origine, d’utiliser des matériaux peu nobles (plâtre, bois, laine, rouleaux de papier) et de s’approprier des objets proches du rebut (ampoule, assiette creuse, gant en côte de maille, tablier) pour les assembler dans des créations tenant à la fois de la mise en commun aléatoire et de la volonté de proposer un mini-récit. Avec ces réalisations, Bueno-Boutellier ouvre certes un imaginaire mais se situe probablement trop dans une parenté avec plusieurs autres créateurs, livrant alors des propositions déjà croisées à maintes reprises.

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Vue de l’exposition

Constat voisin, mais moins flagrant, quand elle prend contact avec un artisan tisserand mexicain auquel elle demande de réaliser des tapisseries à parti de dessins représentant les volutes d’un liquide remué. Au-delà de l’aspect collaboratif, il en résulte des créations mêlant tradition ancestrale et procédé plus récent, idée que l’accrochage renforce en jouant sur l’ombre portée d’une tige métallique qui paraît soutenir l’une des tapisseries alors qu’elle est, en réalité, fixée à quelques centimètres (Volutes). Autre temps fort à mettre en exergue : la présence de compositions, signalées sur le plan de salle mais non dénommées, venant rythmer le parcours, entre peintures et objets, entre extraits échappés d’installations plus vastes et œuvres propres. Placées soit entre deux moments identifiés, soit sur l’un de ces assemblages, ces interventions peuvent aussi se lire comme une forme légère de parasitage.

François Bousquet
le 27/06/2016

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