Oiseaux-Tempête

Unworks & Rarities

(Sub Rosa / Differ-ant)

 date de sortie

13/05/2016

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Frédéric D. Oberland / Oiseaux-Tempête / Post-Rock / Sub Rosa

 liens

Sub Rosa
Frédéric D. Oberland
Oiseaux-Tempête

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Seulement deux albums studio au compteur et déjà un disque compilant des inédits et raretés  : d’aucuns pourraient y voir de la prétention un peu vaine, à l’image de ces starlettes télévisées qui publient leurs mémoires à 21 ans. Mais chez Oiseaux-Tempête, heureusement, on se situe à un niveau autre et il s’agit à la fois de documenter l’évolution du groupe (les enregistrements sont étalés de 2012 à 2015, trois musiciens se succèdent aux percussions et batterie, plusieurs invités sont sollicités) et de tenter de retranscrire sur disque les sessions d’improvisations qui servent de préalable aux véritables albums (même si ces derniers sont déjà enregistrés dans des conditions proches du live).

Formé autour de Frédéric D. Oberland et Stéphane Pigneul, le groupe sait prendre son temps pour déployer ses morceaux et la présente compilation ne fait pas défaut sur ce point puisque ノclipse & Sirocco, titre d’ouverture, se distingue par l’absence de batterie, préférant opter pour une forme plus proche de l’ambient. Sur Quai De L’Exil, ce n’est que dans la seconde moitié que Ben McConnell lâche ses coups et que les guitares se font nettement plus saturées. Plus loin, les divagations induites par le jeu libre de la guitare se trouvent fréquemment renforcées par la participation des ondes Martenot de Christine Ott (No Go(l)d No Master), avant que la voix de GW Sok trouve un parfait accompagnateur avec le saxophone d’Oberland (The Strangest Creature On Earth).

La captation de ces séances de travail ne conduit qu’assez rarement, contrairement à ce qu’on aurait pu initialement imaginer, à des envolées incontrôlées ou à des déluges sonores non maîtrisées. Une partie de Black As Midnight On A Moonless Night fait peut-être, sur ce point, exception mais la relative brièveté de chacun des titres permet d’éviter cet écueil alors que Nec Mergitur parvient habilement à contenir tous les instruments dans une durée et une compacité certaines.

Au total, Unworks & Rarities n’apporte donc pas grand-chose à notre connaissance d’Oiseaux-Tempête (comment aurait-il pu en être autrement, d’ailleurs ?) mais vient, fort opportunément, conforter nos certitudes relatives à ce groupe précieux.

François Bousquet
le 08/07/2016

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