14circles

Body In White

(FF’Space / Internet)

 date de sortie

13/06/2014

 genre

Electronique

 style

Expérimental / IDM / Industriel

 appréciation

 tags

14circles / Expérimental / FF’Space / IDM / Industriel

 liens

FF’Space
14circles

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A priori inconnu, 14circles est le projet de l’Ukrainien Anton Holota qui sort sa première production sous cet alias. Il est par contre plus connu sous le nom de .at/on avec lequel il a travaillé entre 2004 et 2011, essaimant ses productions sur des labels aussi variés que Cronica, U-Cover ou Mikroton. Après 2 ans passés en Suède en tant qu’ingénieur en acoustique, c’est en Allemagne qu’Anton Holota s’installe en 2012 et compose ce mini-album.

Le format surprend un peu avec un CD de format classique (dans un packaging de toute beauté réalisé par v4w.enko, nous rappelant que le musicien est avant tout graphiste), avec 9 pistes pour un total de seulement 20mn. Les titres s’enchainent rapidement, on ne s’étale pas en longueur mais on se rendra compte que le format retenu fonctionne très bien avec le genre musical proposé ici. 14circles travaille sur des sonorités abruptes, des constructions relativement abstraites, pour un résultat qui nous rappelle Pan Sonic, une électro aux fortes influences industrielles, aride mais qui sait également se faire sensuelle. C’est notamment le cas de Surface qui combine coups secs, chuintements feutrés et superbes nappes grinçantes. Une belle introduction, un peu fragile, avant de se lancer doucement avec Sgnl, sa sirène qui tourne en boucle et ses crépitements rythmiques dont le tempo ne cesse de s’accélérer.
De part son style fracturé, concassé, l’Ukrainien est ici proche d’une IDM glitchy dont il explore les différentes facettes. Aérée et contrastée en utilisant des sonorités extrêmement opposées sur Cell, franchement marquée par des influences industrielles sur Mesh ou Post, minimaliste mais rythmique avec Grid.

Mais à l’image de Surface, notre préférence se portera sur les titres qui joue le mieux sur un équilibre entre composants rythmiques et tonalités qui contribuent plus ou moins à un apport mélodique. Du coup on retiendra ici Phone et son drone tour à tour hésitant, menaçant, texturé ou plus discret, ou mieux encore Echo qui reprend l’esprit du titre d’ouverture. Grondements menaçants, tournoyants, belles tonalités glissantes, chant de cigale pour une pièce qui flirte avec l’ambient tout en restant inquiétante.

Une très belle découverte pour amateur d’IDM industrielle et de structures taillées au scalpel.

Fabrice ALLARD
le 07/07/2016

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