Judith Juillerat

Nooks & Crannies

(Lentonia Records / Modulor)

 date de sortie

24/05/2016

 genre

Electronique

 style

Electro / Pop

 appréciation

 tags

Electro / Judith Juillerat / Lentonia Records / Pop

 liens

Judith Juillerat
Modulor
Lentonia Records

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Comme annoncé en décembre dernier, à l’occasion de la recension de la soirée donnée par le label à l’OPA, Judith Juillerat se voit à présent hébergée chez Lentonia Records, circonstance qui lui permet de retrouver une véritable structure (son deuxième album ayant été uniquement autoproduit). Et, en y réfléchissant bien, Lentonia s’avère un excellent choix et un label parfaitement adapté à la musique de la Française qui, avec ce nouvel album, persiste dans son alliage d’électronique et de parlé-chanté, mais accentue probablement également la lignée krautrock de ses instrumentations.

C’est ainsi que les synthés et boucles utilisés se situent dans une esthétique assez proche de ce mouvement, flirtant également par endroits avec des sonorités plus industrielles, allant fouiller dans les « coins et recoins  » que convoque l’intitulé de l’album. Dans ce contexte peu rassurant, la voix de Judith Juillerat (cette fois-ci en anglais seulement, avec toujours cet accent français assez prononcé) apparaît comme tout aussi inquiétante, façon annonce dans un haut-parleur grésillant ou narratrice d’un projet de science-fiction dystopique (impression que renforce la participation du poète Fred Debief sur Je Suis Un Astre Ridé).

Le caractère grave et nasillard des composantes utilisées participe de cette ambiance un rien anxiogène, sombre et opaque. Musclant un peu ses rythmiques à de rares reprises, la musicienne sait se mettre alors derrière elles, et opérer davantage par mise en boucle de sa voix (Shock Waves). Dans cet ensemble, il faudra attendre le caudal Don’t You Remember Me ? pour se voir proposer quelque chose de plus mélancolique et moins torturé, avec une petite mélodie douce, façon berceuse, et de la pluie qui tombe  ; néanmoins, l’orage comme les sonorités métalliques et les souffles rauques ne restent jamais loin.

François Bousquet
le 29/07/2016

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