Accrual

Cheophiori

(Moving Furniture Records / Import)

 date de sortie

11/08/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental

 appréciation

 tags

Accrual / Ambient / Drone / Expérimental / Moving Furniture Records / Orphax / The Village Orchestra

 liens

The Village Orchestra
Moving Furniture Records
Orphax
Accrual

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Alors que l’on parlait de Ruaridh Law voici quelques semaines à l’occasion de la sortie d’un mini-CD publié en tant que TVO (The Village Orchestra), on le retrouve déjà au sein de Accrual, un duo qu’il forme avec son complice de longue date Alasdair Satchel. Le premier se produit généralement aux machines tandis que le second, comédien de profession, est ici en charge de la guitare. Si le duo n’est pas nouveau, Cheophiori est bel et bien leur tout premier album d’abord publié par le label français Diesel Combustible en 2006. Devenu difficile à trouver, Moving Furniture leur offre cette réédition au format cassette, augmentée d’un remix assuré par Orphax, soit Sietse van Erve, le boss du label.

La musique du duo est assez difficile à décrire, se situant globalement dans une veine ambient expérimentale, plutôt abstraite mais bien souvent lumineuse. C’est notamment le cas du superbe Aleph qui ouvre l’album sur près de 15mn alors qu’il avait déjà connu une sortie isolée au format 7" chez Static Cavaran. Les cordes de la guitare sont rondes, cristallines, certainement traitées Ruaridh Law au point de leur donner une teinte électronique. Quelques notes résonnent, un ronronnement tient sur la longueur, la guitare vibrionne, et le tout semble flotter à l’infini tout en maintenant une sorte de tension qui garde l’auditeur en haleine.
Après une telle entrée en matière, Stegain Bogain et Trapezium pourront paraitre un peu faibles. Le premier, bouillonnant, se révèle plus sombre malgré quelques tentatives d’envolées à mi-parcours qui seront bien vite réfrénées. Le second est à rapprocher d’une ambient minimale avec son drone linéaire, imperturbable, sur lequel viennent se poser quelques hésitations ou expérimentations pour cordes grinçantes.

Si l’on se fie à nos titres préférés, c’est sur la longueur que le duo semble être le plus à l’aise, développant des thèmes hypnotiques. En effet notre autre coup de cœur se porte sur les 12mn de A Mind Divided. Certes un peu long à se mettre en place, jouant la montre sur des oscillations métalliques, celles-ci finiront par devenir pulsations puis mélodie de toute beauté. C’est sur ce genre de pièce que cette collaboration prend tout son sens. Alliant le sens mélodique de l’un et le gout de l’expérimentation du second, l’auditeur ne sait plus vraiment si ce qu’il entend est le fruit de l’un ou l’autre des deux artistes. Travail ensuite ne dure que 9mn mais il se voit enchainé avec deux autres titres qui sont l’occasion de passer par différents états : ambient oscillante et bruitages frétillants, fines cordes pincées, duel électronique/acoustique qui se poursuit en une mélodie de cordes ultra fines sur des pulsations de basses.
Comme annoncé, on termine avec Orphax qui remixe Aleph. Le résultat est tout aussi lumineux que la version originale mais aussi plus ambient. Chaque note, chaque son semble être dilué, étiré en une multitude de nappes qui s’enchaînent et se superposent. Envoûtant.

A vrai dire, nous pensions faire l’impasse sur cette production puisque nous avons déjà parlé de Moving Furniture il y a peu. En fait nous ne pouvions pas faire l’impasse sur ce superbe album et il y a de grandes chances pour que l’on suive ce label avec une plus grande attention.

Fabrice ALLARD
le 21/07/2016

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