Ange Leccia : La Mer Allée avec le Soleil

 date

du 01/07/2016 au 02/11/2016

 salle

HAB Galerie,
Nantes

 appréciation
 tags

Ange Leccia / HAB Galerie

 liens

HAB Galerie

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Installée depuis plusieurs années dans le canal Saint-Félix, entre le Château des Ducs de Bretagne et le Lieu Unique, Nymphéa permet aux Nantais de se familiariser avec le travail d’Ange Leccia. Projection dans l’eau du canal du visage, quasi-spectral, de Laetitia Casta, cette œuvre peut être lue comme le résumé de tout le parcours du Français : présence aquatique, inspiration de la pop culture, image de la jeune fille comme figure éternelle, volonté d’évanescence. Il n’est donc guère surprenant que les trois créations présentées à la HAB Galerie s’inscrivent dans cette lignée, comme une micro-rétrospective.

À ce titre, rien d’étonnant non plus à ce que le cheminement débute par une vidéo dans laquelle apparaît Ange Leccia lui-même, alors jeune pêcheur sur la Côte d’Azur, tirant les filets à bord d’un chalutier tandis que les trois autres quarts de l’écran diffusent, insatiables et inapaisées, des gros plans de vagues frappant l’embarcation. Dans les alvéoles, au fond de l’espace, ce sont d’autres gros plans, filmés en HD, qui donnent à ces vagues un caractère très pictural et en même temps assez peu figuratif.

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La Mer Allée avec le Soleil
(courtesy galerie Jousse Entreprise)

Mais l’œuvre principale de l’exposition se situe dans la grande salle de la HAB Galerie, déclinaison sur quatre grands écrans, eux-mêmes composés de six surfaces de projection, d’une suite de montages alternant événements naturels (explosions volcaniques, vagues, tempêtes) et vues de jeunes filles alanguies tandis que le soleil couchant luit à l’horizon. Accompagnés de refrains pops, de ballades sucrées ou du quatrain de Rimbaud qui clôt Pierrot Le Fou et donne son titre à l’exposition, ces agglomérats d’images prennent ouvertement des teintes psychés, comme si le spectateur avait abusé de psychotropes.

De toute évidence, il faut cela pour goûter ces séquences un peu naïves où, par le jeu de la profondeur de champ, des jeunes filles semblent manger le soleil couchant (un voisin évoqua du « David Hamilton branché ») ou bien pour parvenir à saisir la nécessité de présenter ces montages vidéo sur ces quatre écrans. De fait, si ce n’est le confort de visite (chaque spectateur peut, en effet, s’asseoir presqu’en face des images, grâce au banc installé tout au long de la HAB Galerie), l’utilité d’une occupation aussi immense nous échappa un peu.

François Bousquet
le 25/07/2016

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