King Britt

Black Unicorns

(Svakt / Import)

 date de sortie

01/09/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electro

 appréciation

 tags

Ambient / Electro / King Britt / Svakt

 liens

Svakt
King Britt

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On découvrait le label Svakt en 2013 avec un EP de Aoki Takamasa, le Constant Flow chroniqué sur ces pages. Pour mémoire, cette petite structure suisse se distingue par ses sorties uniquement en vinyle, simple face, avec pour contrainte une pièce unique sur cette face. Si l’idée peut paraître un peu excentrique, comme toute contrainte elle est aussi l’occasion pour certains artistes de s’essayer à autre chose.

Parlant d’artiste, cette 4eme référence du label est signée King Britt, un nom que l’on ne connaissait pas mais dont le CV nous surprend. Derrière cet alias un peu prétentieux, façon DJ de second zone - tient justement, il se produit également sous le nom de DJ King Britt - se cache un artiste de renom mais œuvrant jusque là dans d’autres registres. En effet c’est plutôt autour de la techno et de la house qu’il se produisait, travaillant notamment avec Josh Wink sur Ovum Recordings, se faisant publier chez Planet E, le label de Carl Craig ou remixant Miles Davis et Radiohead...

On a toujours plaisir à voir des artistes se remettre en question et quand on voit la qualité de cet EP, notre capital sympathie envers cet artiste ne fait que se renforcer. C’est donc un changement complet de registre pour l’Américain qui nous offre une piste unique de 20mn oscillant entre ambient abstraites et pulsations technoïdes. Une pièce très progressive qui débute par quelques bribes vocales feutrées, un ronronnement électronique qui s’impose en douceur et quelques notes de piano électrique formant une mélodie abstraite, chaotique, subtilement traitée par les machines. On se laisse d’abord bercer, puis porter par des nappes oscillantes et une sorte de mélodie implacable, entêtante, composée à partir de pulsations de ce que l’on qualifiera de "cuivres synthétiques".
C’est précisément à mi-parcours que des roulements de basses font leur apparition, laissant vaguement entrevoir le passif de King Britt. Le résultat est franchement hypnotique, nous laissant pendant un temps sur ces sommets à la fois planants et dansants avant de redescendre sur des plaines ambient, retrouvant alors le piano, quelques nappes, murmures et bruitages abstraits.

Une construction assez classique mais parfaitement menée, de jolies sonorités et une indéniable capacité d’accroche font de cet EP un petit bijou et une excellente surprise.

Fabrice ALLARD
le 22/07/2016

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