B/B/S/

Palace

(Miasmah / Import)

 date de sortie

10/06/2016

 genre

Rock

 style

Expérimental / Improvisation

 appréciation

 tags

Aidan Baker / Andrea Belfi / B/B/S/ / Expérimental / Improvisation / Miasmah / Svarte Greiner

 liens

Miasmah
Aidan Baker
Andrea Belfi
B/B/S/

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À l’image de leur précédent album, les musiciens de B/B/S/ publient leur nouveau long-format en vinyle uniquement, mais se rapprochent de leur premier effort pour ses conditions de création (et aussi pour le fait qu’il sort sur Miasmah). De fait, Palace est issu de moments improvisés, entre deux sessions d’enregistrements en studio de titres véritablement écrits. Puisque le schéma même de la musique proposée par le trio s’assimile déjà largement à du live improvisé, la différence n’est pas vraiment notable. Pareillement, l’aspect sépulcral de leurs titres, la dimension inquiétante prise par les inserts électroniques d’Andrea Belfi, les coups sourds sur ses toms ou les pizzicati de violon d’Erik Skodvin se trouvent à nouveau présent tout au long de l’album.

Refrain également connu : le trio prend surtout une belle ampleur quand il opère dans la durée, ainsi qu’en témoignent, par exemple, les neuf minutes de Butcher Note, à même de voir notamment la batterie de Belfi explorer plusieurs facettes de ses possibilités percussives. Mais, fort heureusement, B/B/S/ ne se résout pas à n’arpenter que ces territoires déjà balisés par ses soins puisqu’au gré de l’ajout d’une réverbération sur une six-cordes (Linber) ou bien du jeu sur le feedback d’une guitare (Combuh), ils savent ajouter un caractère aérien bienvenu.

Comme s’il s’agissait de se transporter dans un concert de jazz, chacun des trois musiciens semble se voir offrir un morceau sur lequel il est mis un peu plus en lumière que les autres : Butcher Note et Solo pour Belfi, Navel Oil pour la guitare d’Aidan Baker (il manque peut-être un peu de place pour le piano de Skodvin). Qui dit « improvisation » dit aussi « passage plus enflammé où tout le monde joue de manière un peu désordonnée » ; LA Mom se situe dans cette démarche et se trouve, logiquement, placé en milieu de disque (au milieu de la deuxième des quatre faces, en réalité). De ce fait, il se trouve isolé, permettant de davantage goûter les autres pistes constituant cet album, probablement un peu trop long en définitive (d’autant plus qu’eu égard aux circonstances de sa gestation, il aurait pu aisément être réduit) mais poursuivant un chemin entamé il y a trois ans.

François Bousquet
le 06/08/2016

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