Simon Scott

FloodLines

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

17/06/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Field Recordings / Simon Scott / Touch

 liens

Touch
Simon Scott

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Lorsqu’une captation de concert est publiée en support physique par un véritable label, c’est que la prestation avait quelque chose de particulier : invités prestigieux, endroit insolite ou morceaux singuliers. Pour Simon Scott, c’est cette dernière option qui justifie que son concert donné le 31 janvier 2016 au Café Oto de Londres sorte en CD, sous forme d’une piste unique, qu’il est possible d’artificiellement scinder en cinq mouvements. Morceau singulier car l’Anglais utilisa, comme matériaux de son ambient, des sons capturés sous la mer et d’autres saisis dans les Fenlands, région marécageuse de l’est de l’Angleterre, située sous le niveau de la mer (soit « Below Sea Level », pour reprendre le titre d’un de ses précédents albums).

Il ressort de cette combinaison une musique très granuleuse, au sein de laquelle on peut repérer les différents apports, distinguer la présence de toutes les strates et disséquer la texture de chaque field recording. Cela nous conduit à identifier, au milieu d’un agrégat plus composite, quelques notes de guitare électrique ou quelques pépiements d’oiseaux, venant éclairer un peu un ensemble qui sait, à d’autres endroits, renforcer sa saturation ou l’aspect grésillant de ses matériaux jusqu’à envelopper complètement l’auditoire (et, partant, l’auditeur de ce FloodLines).

Comme habituellement dans ce type de proposition, Simon Scott a enfin intégré des bruits de son quotidien (eau qui coule, porte qui grince), comme autant de façon de documenter, en parallèle, l’action de l’homme et celle de la nature, le caractère éphémère de l’un et la permanence de l’autre.

François Bousquet
le 11/08/2016

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