Serph

Plus Ultra

(Noble / Import)

 date de sortie

15/07/2016

 genre

Electronique

 style

Electronica / Future Jazz

 appréciation

 tags

Electronica / Future Jazz / Noble / Reliq / Serph

 liens

Noble
Serph

 autres disques récents
Matt Christensen
Honeymoons
(Miasmah)
Giulio Aldinucci
Goccia
(Home Normal)
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)

Voici typiquement le genre de disque pour lequel on pourrait écrire une chronique avant même de l’avoir écouté. En effet, la publication d’une collection de relectures de titres extraits d’albums précédents, accompagnées de deux inédits, prend tous les atours de la sortie un peu opportuniste d’une compilation de chutes de studio, geste aussi paresseux que non indispensable, bien que permettant de faire correctement le point sur la carrière d’un artiste. Après cinq longs-formats, un mini-album et trois EP, Serph estime nécessaire de poser ce regard arrière sur son parcours, parcours qui a globalement été très positivement salué sur ces pages.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous ne saurions être négatifs à l’endroit de Plus Ultra qui parvient, une nouvelle fois, à combiner très agréablement electronica et consonances proches du jazz, intégration d’éléments un peu différents et proposition d’un tempo élevé. Les deux inédits se situent dans cette continuité, avec une présence convaincante du chant sur Memories. L’ensemble conduit ainsi à le Tokyoïte à livrer des morceaux emballants et enlevés, à l’image de Feather (Overdrive Version) (variante un peu gonflée d’un des « tubes » de Vent), de Missing (Finally Found Version) avec sa rythmique redoublée vers la fin ou de Pen On Stapler (Cinematic Version) et sa construction un peu brinquebalante mais qui retombe finalement sur ses pieds.

Plus encore, ce dispositif lui permet de gommer certains impairs passés, tels les derniers passages des vocalises féminines de Moonson dans la Moonson (Unkown Season Version). L’aspect légèrement primesautier de son propos est, en outre, conservé, mais semble moins accentué qu’auparavant. Capitaliser sur ses points forts, reprendre ce qui avait pu être raté : voici décidément une ligne de conduite tout à fait pertinente et qui, en définitive, justifie l’existence de ce Plus Ultra, porte d’entrée idéale pour découvrir la musique de Serph.

François Bousquet
le 28/08/2016

À lire également

Kazumasa Hashimoto
Euphoriam
(Noble)
Serph
Vent
(Noble)
Yasushi Yoshida
Secret Figure
(Noble)
Films
Messenger
(Noble)