Beats

 chorégraphe

Johanne Saunier et Ine Claes

 date

05/08/2016 et 06/08/2016

 salle

Square des Amandiers,
Paris

 appréciation
 tags

Johanne Saunier et Ine Claes / Square des Amandiers

 dans la même rubrique
01/08/2016
Bataille
(Parc de la Butte du Chapeau Rouge)
15/04/2016
L’Homme aux Cent Yeux (La Grande Revue)
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
03/02/2016 et 04/02/2016
La Chaise Humaine
(Auditorium St Germain des Prés)
du 25/11/2015 au 29/11/2015
Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke
(Théâtre de Gennevilliers)

Présente pendant presque toute la durée du festival Paris Quartier d’Été (avec des formes impromptues données dans divers endroits d’Île-de-France), la compagnie Ballets Confidentiels y créait aussi un nouveau spectacle, conçu pour trois danseuses et trois musiciens. Cette configuration, associée à l’intitulé de la chorégraphie, nous donnait une idée du type de proposition offerte et, de fait, il s’agissait bien d’associer rythmiques et mouvements des danseuses. Placé côté jardin, un batteur frappait ainsi sa caisse claire, tantôt au centre, tantôt en périphérie ou sur le cadre, afin de faire varier les sonorités ainsi produites.

Calées sur ces pulsations, les danseuses n’étaient pas forcément aussi synchronisées entre elles, mais produisaient néanmoins un bel exercice de combinaison entre instrument et humains, réagissant à chaque frappe de la batterie de Mathieu Calleja, accélérant leurs gestuelles au gré des roulements ou se faisant percuter quand la caisse claire s’apparentait à une mitraillette. À un moment, Johanne Saunier s’aventura au-delà du tapis, parcourant la partie en pierre de la scène du Théâtre de Verdure du Square des Amandiers, se mettant en équilibre sur son rebord, au point de risquer la chute. Cette prise de risque trouva, plus loin, un autre écho quand la jeune femme escalada un ensemble d’enceintes et flight cases érigé en fond de scène, puis le dégringola par la face avant. Recommencé à plusieurs reprises, exécuté plus ou moins rapidement, cet enchaînement fut également accompli par Ine Claes et Guida Inês Mauricio tandis que, quand une était sur cet empilement, les deux autres restaient sur le plateau.

Musicalement, la contrebasse de Bernardo Vasquez était entrée en jeu, avec ses notes tenues et graves, et Michael Langeder utilisait laptop et machines pour sampler et moduler le tout. Les battements frénétiques de la caisse claire comme les interférences suscitées par l’électronique viennent provoquer des formes de spasmes chez les intervenantes, Guida Inês Mauricio allant même jusqu’à se lancer dans une danse proche de celles vues en clubs. Si le schéma présenté put alors se montrer un rien cyclique (les montées et descentes répétées sur ce mur d’enceintes et flight cases), on retiendra assurément la belle énergie et la bonne concordance entre les six participants.

François Bousquet
le 09/08/2016

À lire également

31/07/2009
Tourlourou
(Square des Amandiers)