Spring.Fall.Sea

 date du concert

24/08/2016

 salle

Pop In,
Paris

 tags

Pop In

 liens

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Si Paris au mois d’août est assez calme en matière de concerts, on en profite pour explorer plus assidument qu’à l’accoutumée la programmation des lieux ouverts. C’est ainsi que nos pas nous menèrent, en ce mercredi soir étouffant vers la cave climatisée du Pop In, dans laquelle se produisait Spring.Fall.Sea, trio de Bangkok dont les morceaux écoutés nous avaient plutôt intéressés.

En ouverture, et comme souvent dans le bar de la rue Amelot, un homme officia seul à la guitare. Enchaînant ballades et morceaux folk, Meet Me Midway (musicien se présentant comme franco-hongrois) fut à la fois sympathique et rafraîchissant, d’autant plus qu’il intervenait en terrain conquis (on compta ainsi jusqu’à cinq jeunes femmes en train de filmer simultanément une chanson avec leur smartphone, sur la trentaine de personnes présentes au sous-sol).

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Spring.Fall.Sea

Vers 22h20, l’assistance s’était réduite pendant que le trio s’installait : batteur au centre, bassiste à cour et guitariste à jardin. Succession d’instrumentaux empruntant à la fois au post-rock et au math-rock, le concert de Spring.Fall.Sea fut tendu et nerveux, et surtout incroyablement fort au niveau du volume (pour donner une idée, on entendait la musique sans difficulté de la rue). Le batteur, frappant comme un sourd sur ses fûts et cymbales, parvint même à faire tomber un pied de cymbale à force de frapper dessus. Au-delà de ce constat, sur le plan strictement musical, les compositions du trio se suivirent sans véritable temps mort, laissant à peine le temps de les applaudir. Si la puissance de l’ensemble pouvait nous emporter par moments, il s’avéra néanmoins regrettable que le tout fût livré sans nuances, tout en force, balancé sans travail probant sur d’éventuelles montées en puissance ou autres fluctuations. Au total, on était alors parfois presque plus proche d’une forme de speed metal que de post-rock, avec des accents pompier ou inutilement démonstratifs qui nous firent abandonner le lieu avant la conclusion du set.

François Bousquet
le 25/08/2016