Luminance Ratio

Honey Ant Dreaming

(Alt.Vinyl / Import)

 date de sortie

02/05/2016

 genre

Rock

 style

Psyché Rock

 appréciation

 tags

Alt.Vinyl / Luca Sigurtà / Luminance Ratio / Psyché Rock

 liens

Luminance Ratio
Alt.Vinyl

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Ce n’est qu’avec leur troisième album que les Italiens de Luminance Ratio sont chroniqués sur ces pages, alors que leurs membres ne nous sont pourtant pas inconnus : Andrea Ferraris officie au sein d’Airchamber3, Luca Sigurtà a déjà fait ici l’objet d’articles, Gianmaria Aprile dirige la structure Fratto9 Under The Sky et Luca Mauri intervient sur plusieurs albums de toute cette scène que fédère le label. Pour ce long-format, disponible en vinyl et format digital, le quatuor est parti du Honey Ant Dreaming, cette fresque murale faite par des Aborigènes dans le nord de l’Australie en 1971, sous la direction de Geoffrey Bardon, un jeune professeur d’éducation civique blanc. Recouverte par un ouvrier du bâtiment trois ans après, cette peinture, par la suite lue comme le début de l’expression artistique de ces Aborigènes, représente ce « rêve de la fourmi à miel » sous les traits de formes géométriques colorées au style très « psyché ».

Il s’ensuit que la musique proposée par les Italiens va puiser aussi bien dans un registre pysché-rock que dans des formes d’improvisations, n’hésitant pas, tout au long des six morceaux du disque, à mêler leurs guitares, synthétiseur, effets et voix pour créer un ensemble appelant à l’abandon, comme sous l’emprise d’un quelconque psychotrope. Ainsi qu’on pouvait s’y attendre, l’atmosphère ne se cantonne pas à cet agrégat vibrant, quelques poussées surgissant à la fin d’ I Am He And She Is She But You Are The Only You ou bien Andrea Ferraris intervenant aux percussions dans le bien-nommé Passage d’Enfer.

La manière dont Honey Ant Dreaming est agencée laisse la place à de longs développements et, précisément, c’est lorsqu’ils s’étendent sur près de dix minutes que les Transalpins s’orientent vers des rivages plus sombres, marqués par des coups répétés de toms, des nappes de guitare saturée (Great White’s All Around). En réalité, tout ne semble avoir été mis en place que pour créer un crescendo, aboutissant avec Blood Vessels et ses accents plus fiévreux, sa batterie plus présente et ses guitares plus rugissantes. À ce moment-là, le rêve de la fourmi à miel s’interrompt assurément et l’auditeur se trouve réveillé en sursaut.

François Bousquet
le 28/09/2016

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