Masayoshi Fujita & Jan Jelinek

Schaum

(Faitiche / Import)

 date de sortie

09/09/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / El Fog / Faitiche / Jan Jelinek / Masayoshi Fujita

 liens

El Fog
Masayoshi Fujita
Faitiche

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En 2010, Masayoshi Fujita avait déjà fait paraître un premier album avec Jan Jelinek, suivi d’un 12" trois ans après. Au cours d’une année 2016 où le Japonais aura également livré un disque en duo avec Guy Andrews, cette collaboration avec l’Allemand est réactivée pour une troisième sortie, toujours sur Faitiche, label précisément géré par Jelinek. Alors qu’on s’imaginait entendre une réunion du vibraphone de Fujita et des travaux expérimentaux de Jelinek, Schaum déploie plutôt une musique dans laquelle tous les ingrédients se trouvent fondus dans un ensemble assez homogène.

En vérité, le vibraphone du Japonais est, pour ce duo avec Jan Jelinek, préparé (comme peuvent l’être un piano ou une guitare) et non pas joué aux mailloches comme traditionnellement, ce qui explique la quasi-absence de notes détachées et identifiables et l’aspect plus ambient ou expérimental du résultat. En parallèle, les interventions de l’Allemand se font davantage confirmes à notre connaissance de son champ lexical, allant jusqu’à introduire quelques éléments peu éloignés d’un dub minimaliste (Urub). Naturellement, ces composantes synthétiques servent également de support aux variations de Fujita qui, malgré tout, sait toujours faire sonner son vibraphone et distiller quelques touches lumineuses et impressionnistes (Botuto).

Parfois même, ce sont des rythmiques qui peuvent être intégrées par Jan Jelinek, tout aussi accordées à l’ensemble que les autres apports concoctés par l’Allemand (LesLang). Conjuguant presque toutes ces hypothèses, Parades clôt l’album en démontrant que la durée (neuf minutes et trente secondes) sied parfaitement au dispositif  : les volutes de Jelinek installant un tapis instable mais non inconfortable tandis que, surgissant sans prévenir, des notes de vibraphone éclairent le tout.

François Bousquet
le 07/10/2016

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