Dunckergatan

Standard

(Guggenhavn Archive / Internet)

 date de sortie

13/11/2014

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Future Jazz / Minimal

 appréciation

 tags

Expérimental / Future Jazz / Guggenhavn Archive / Minimal / Tom Lönnqvist

 liens

Tom Lönnqvist
Guggenhavn Archive

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Dunckergatan restera peut-être un nom méconnu, visiblement utilisé pour quelques productions seulement par Tom Lönnqvist qui semble désormais opérer sous son véritable nom, mais dans un registre similaire. Le label, Guggenhavn Archive, est basé en Finlande et produit essentiellement des cassettes sans se cantonner à une seule ligne musicale puisque l’on trouve des productions rock, folk, lo-fi, mais aussi électronique comme c’est le cas ici.

Ça commence par un gros coup de cœur pour le titre d’ouverture, mix d’ambient et d’électro minimale. Standard 5 est habité de nappes ambient sur lesquelles viennent claquer deux notes graves qui donnent le tempo. Un titre qui laisse une forte impression de douceur, d’apaisement, d’une régularité qui peut s’avérer à la fois rassurante et inquiétante, implacable.
On retrouve sur les autres morceaux ce style minimal qui repose essentiellement sur la lenteur des éléments rythmiques. C’est particulièrement vrai sur Standard 8 et Standard 4, tous deux très épurés. Mais cette fois les éléments en place sont plus variés et apportent une toute autre teinte à la musique du Finlandais : notes et percussions se suivent avec nonchalance, la même rigueur est de mise du côté de la rythmique tandis que l’on observe une certaine liberté du côté des accords épars et d’un piano lancinant. Standard 4 parait d’abord plus électronique avec sa basse sourde mais c’est là aussi un piano qui domine avec des mélodies abstraites, retenues, lentes et probablement improvisées.

Les deux autres pièces se distinguent de part leur densité. D’un point de vue rythmique, on observe la même rigueur, un tempo métronomique, mais l’accompagnement se fait nettement plus riche : glissements, tintements électroniques, mais aussi le bruitage régulier d’un moteur électrique (une ponceuse ?) qui révèle des influences industrielles pour ce Standard 14 assez décalé, léger et presque ludique.
C’est avec Standard 1 que se termine l’album avec là aussi une certaine richesse sonore, mêlant raclements électroniques, piano détaché et frétillements de cymbales. On s’oriente alors vers des influences jazz bien marquées, pour lesquelles nous avons moins d’affinité mais dont on saluera l’originalité.

Une belle découverte que l’on conseillera avant tout aux amateurs de productions minimales et d’expérimentations électroacoustiques.

Fabrice ALLARD
le 09/10/2016