Yann Novak + Fabio Perletta

Liminality

(Dragon’s Eye Recordings, Farmacia901 / Internet)

 date de sortie

10/12/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Dragon’s Eye Recordings / Fabio Perletta / Farmacia901 / Minimal / Yann Novak

 liens

Dragon’s Eye Recordings
Yann Novak
Farmacia901
Fabio Perletta

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Yann Novak commence à être un habitué de ces pages et depuis quelques temps déjà l’un de nos artistes préférés. D’abord dans l’ombre en tant que responsable de l’excellent label Dragon’s Eye Recordings, nous avons fini par découvrir son travail en tant que musicien que ce soit sur disque ou pour des installations. Fabio Perletta n’a jamais fait l’objet d’une chronique de disque mais on le découvrait en 2013 via nos découvertes Twitter, d’une part en tant que musicien, puis dans le rôle de responsable du label Farmacia901. Ceci explique donc pourquoi cet album est produit par les deux structures.

On connait beaucoup moins Fabio Perletta, mais nous ne sommes pas surpris de trouver derrière ce Liminality une pièce unique de près de 45 minutes d’une ambient minimale dans la parfaite lignée des quelques productions que l’on connait de l’américain. Si l’Italien peut surprendre en changeant de registre d’un disque à l’autre (ambient, microsound, expérimental), il a l’air de s’être mis au diapason de Yann Novak et la musique du duo ne fait plus qu’un, une seule et même longue nappe, elle-même formée de plusieurs tonalités, souffles sourds et grondements.

Ça démarre en douceur, mais dans une ambiance plutôt inquiétante avec une sorte de drone sourd, comme le ronronnement de machines, proche du souffle, nous laissant une impression de vide. On distingue juste quelques crépitements ou micro frétillements métallisés mais petit à petit une résonance lointaine s’élève et se transforme en une nappe aérienne et minimale. Une fois les éléments en place, on oscille en douceur entre nappes statiques de toute beauté, souffles habités et drones glacés. Une ambient minimale qui envahit l’espace, comme une ligne d’horizon sur 360°, immobile et changeante au gré de la lumière.
A mi-parcours, les ondulations de tonalités esquissent une boucle mélodique dont la répétition ne fait que confirmer l’aspect linéaire de cette musique à la fois hypnotique et envoûtante. Quelques passages à la limite du silence servent de transition à ce que l’on percevra comme différents mouvements d’une même pièce qui, sur les dernières minutes prend son envol avec quelques nappes plus lumineuses, plus claires, dont le son se rapproche de l’orgue.

Une ambient lunaire, simplement belle.

Fabrice ALLARD
le 23/10/2016

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