Luigi Archetti

There

(Domizil / Metamkine)

 date de sortie

00/01/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Domizil / Expérimental / Luigi Archetti

 liens

Luigi Archetti
Domizil

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On connaissait essentiellement Luigi Archetti pour son duo avec Bo Wiget et leurs 3 albums publiés chez Rune Grammofon dont les 2 derniers sont chroniqués sur ces pages. Ce n’est pourtant pas la première fois que l’Italien se produit sur le label suisse Domizil puisqu’il y sortait l’album Fragments On Speed, Slowless And Tedium en 2008. On le retrouve donc en solo avec une production fidèle à ce que l’on peut attendre de l’artiste et du label : expérimentale.

L’album d’une durée d’une petite heure se compose de trois titres sobrement intitulés Part 1 à Part 3. Trois longues pièces dont l’aspect expérimental finit par se confondre avec le minimalisme, rendant celles-ci finalement plus faciles d’accès que l’on pouvait s’y attendre. En effet les amateurs de musique plus classiquement ambient, voire de drones devraient pouvoir assez aisément trouver leur compte dans ce nouvel album.
Ainsi on démarre avec une sorte de croisement entre résonance métallique et sifflements crissants, à la manière d’une cocotte minute dont le son devient de plus en plus clair, faisant alors penser à un cuivre. On glisse lentement dans les graves tandis que de petits grondements en arrière plan, très légers, évoquent une guitare électrique. Dans la deuxième partie l’électronique se fait plus présente, d’abord via de rapides micros tintements, puis avec une texture granuleuse qui va se lancer dans un duel avec des sifflements aigus, presque stridents.

Alors que la première partie joue sur des enchaînements de tonalités et textures sonores, Part 2 surprend avec ses lents tintements graves, comme des coups donnés sur la coque d’un bateau. D’une durée de près de 30mn, cette deuxième pièce est aussi la plus facile d’accès puisqu’elle se rapproche d’une ambient minimale avec de longues tonalités qui se déforment progressivement. Au programme on trouve une résonance métallique, des souffles grésillants, des tonalités tournoyantes et finalement des scintillements métalliques qui frissonnent. C’est à la fois joli et inquiétant, sonorités et lenteur étant au service d’une ambiance mystérieuse.
Le dernier titre qui est aussi le plus court est construit selon une lente progression, quasiment imperceptible, mais dont on se rendra compte en passant le morceau en accéléré. Il apparaît d’abord comme le plus sombre, très grave, semblant incorporer des bruitages mécaniques ou de moteur. Et puis on glisse petit à petit sur des résonances de cloches mêlées à des chœurs, des nappes/drones qui s’élèvent progressivement dans les aigus, accédant même à une certaine clarté malgré l’interruption d’une texture quasi bruitiste à mi-parcours.

Une montée dans les aigus qui s’estompera avant d’atteindre des sonorités stridentes, clôturant un album équilibré entre musique ambient et expérimentations sonores.

Fabrice ALLARD
le 16/11/2016

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