Matt Christensen

Honeymoons

(Miasmah / Import)

 date de sortie

30/09/2016

 genre

Rock

 style

Space Rock

 appréciation

 tags

Matt Christensen / Miasmah / Space Rock / Western Automatic

 liens

Miasmah

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Avouons-le d’entrée : lorsque nous avons appris que Matt Christensen publiait un album sur Miasmah, nous nous attendions à quelque chose d’assez sombre et torturé. En effet, entre le tropisme naturel du label norvégien et ce que nous connaissons de Zelienople (au sein duquel le Chicagoan officie en tant que chanteur et guitariste), nous ne pensions pas nous trouver face à un album de space-rock alangui, simplement agrémenté de quelques pulsations électroniques. Pour autant, nous aurions pu aussi nous rappeler que, déjà avec son projet Western Automatic, Christensen était allé vers d’autres directions que ce qu’il arpente avec les compères de son groupe.

Ici, l’instrumentation se veut donc resserrée (une guitare fortement réverbérée agissant avec parcimonie, quelques petites rythmiques, et c’est à peu près tout), histoire de servir idéalement le parlé-chanté de l’Etats-unien. Intervenant finalement assez peu, celui-ci laisse la place principale à sa six-cordes, pouvant livrer un petit solo de quelques dizaines de secondes, sans même que cela ne verse dans le grandiloquent ou le démonstratif (Sometimes, Let Me In), ou bien se voyant laisser toute la place, dans un instrumental voluptueux (Los Angeles). De toute façon, le chant, comme la guitare, ont subi le même traitement puisque tous les deux ont bénéficié de la mise en place d’un bel écho, venant renforcer l’aspect aérien et lascif de l’ensemble (The Stage Says No).

Pas seulement capable d’installer un dispositif identique tout au long de l’album, Matt Christensen s’autorise quelques pas de côté, à l’intérieur même d’un morceau, avec l’intégration de composantes plus brinquebalantes (notes bancales de piano, tapotements métalliques) venant perturber un peu le délicat agencement (I’m See Through). Cette présence s’avère, en définitive, assez heureuse, tout comme la brièveté de l’album (six morceaux pour trente-huit minutes), puisqu’on peut, au total, flirter avec une certaine redondance, voire monotonie.

François Bousquet
le 07/12/2016

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