Melmac

 date du concert

07/11/2016

 salle

Pop In,
Paris

 tags

Melmac / Pop In

 liens

Melmac

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Initialement censé réunir Acetate Zero, Melmac et Pause Longue, le plateau de ce lundi soir avait été réduit avec la défection du premier groupe nommé, défection qu’on regretta d’autant plus qu’on n’avait pu assister (pour cause de concert d’Explosions In The Sky, tenu le même soir) à leur set du printemps dernier. Espérant que cela ne sera que partie remise, on se dirigeait néanmoins vers la cave du Pop In dans laquelle, une fois n’est pas coutume, les concerts avaient débuté à peu près à l’heure.

Installés à l’endroit où le public se situe d’ordinaire, laissant vide la scène (manière de permettre un enchaînement plus rapide au moment du changement de groupe), les quatre membres de Melmac avaient voulu mettre ce concert à profit pour expérimenter une nouvelle manière d’agencer leur setlist. En effet, trouvant que leur prestation de juin dernier faisait se succéder trop classiquement morceaux écrits et improvisations, les Français avaient choisi de laisser le hasard et le public décider du programme du soir. C’est ainsi que furent tirées au sort, par les spectateurs, six cartes dessinées, représentant soit un thème connu, soit une improvisation ; montrées aux autres membres du groupe au fur et à mesure par Luc Reverter, ces cartes ouvrirent la voie à quelque chose d’inattendu même si, musicalement, on retrouva évidemment les thématiques chères au quatuor.

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Melmac

Luc passait, par exemple, dans son jeu de guitare, d’accords grattés à du picking aux onglets, utilisant également un e-bow ou un bottleneck. Quentin Rollet se saisissait alternativement de son saxophone soprano ou de son saxophone alto, frottant le pavillon de ce dernier contre le micro. Nicolas Reverter pouvait, pour sa part, livrer des propositions plus expérimentales, à base de tournevis gratté sur ses cordes et Jean-Yves Davillers usait aussi bien de baguettes que de mailloches pour frapper ses fûts. Le post-rock de Melmac sut, dans ce contexte, aller vers des passages plus tendus ou vers des moments plus alanguis notamment quand Luc Reverter effectua quelques arpèges, lors de l’ouverture et de la mise en place des morceaux. Mais les envies des musiciens les poussèrent aussi à se diriger vers du free-rock, comme dans le dernier titre, avec sa batterie plus martiale, ses envolées de saxophone soprano et son riff de six-cordes joué en boucle par Nicolas.

Une poignée de minutes plus tard, Pause Longue s’était donc mis en place sur la véritable estrade du Pop In, parfaite pour accueillir les deux Rennais munis d’une guitare et d’une basse. Lançant, pour chaque titre, les rythmiques de leurs samplers, les musiciens opèrent dans un registre noisy-pop aux accointances new-wave, avec force réverbération, accords grattés rapidement et voix noyée dans l’ensemble (avec chant en français ou en anglais, si tant est qu’on put le distinguer). Ne s’agissant pas forcément d’un style musical relayé sur ces pages, on s’en tiendra là pour la recension de cette prestation.

François Bousquet
le 11/11/2016

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