34423

Masquerade

(Kaico / Import)

 date de sortie

11/02/2015

 genre

Electronique

 style

Electronica / Krautrock / Techno

 appréciation

 tags

34423 / Electronica / Kaico / Krautrock / Techno

 liens

34423
Kaico

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C’est il y a un peu plus d’un an que l’on découvrait 34423, le projet de la jeune japonaise Fumi Miyoshi, une artiste sortie de nul part et qui est arrivée à séduire son petit monde avec sa musique qui se situait alors aux croisements de l’electronica, de la techno et de la pop. Etant donné que l’on a fait partie des conquis, nous étions très curieux d’écouter la suite, toujours publiée sur le label nippon Kaico qui nous a offert quelques belles sorties depuis un an.

Il ne nous faudra pas longtemps pour être emballé par ce nouvel album qui démarre au quart de tout avec un Individual terriblement efficace. Pourtant la Japonaise se cède pas à la facilité, débutant cet album par une longue intro rythmique, abstraite et sombre, dont on s’échappe par une douce boucle mélodique. Mais la réussite tient à une nouvelle mélodie qui prend la forme d’étonnants et grisants glissements.
Mais la suite est plus complexe et Fumi Miyoshi reste imprévisible, attirée par l’expérimentation et l’abstraction. Dès l’introduction passée nous avons droit à un étonnant Ark, particulièrement rythmique, étouffant, qui embraye même sur une techno industrielle sur son dernier tiers. Même constat sur le pourtant nommé Romanesque, certes un peu plus chaleureux, chaloupé, lorgnant vers une sorte de tech-house. On retrouvera un peu cet esprit en fin d’album avec un travail essentiellement rythmique sur un Mortar un peu moins inspiré.

L’electronica (c’est tout de même ce vers quoi la Japonaise tend le plus) que 34423 nous propose par ailleurs tente elle aussi de sortir des canons du genre même si par endroit on retrouve (avec un certain plaisir) quelques tics propres à ce style musical. Ce sera les mélodies métalliques de Phantasmagoric, ou mieux le contraste entre la mélodie flottante et les percussions sèches du caudal Fluctuation. Par ailleurs on a droit à une electronica franchement bariolée, chaloupée avec quelques influences hip-hop sur Architects, aux ambiances de fête foraine, ludique et légère sur Milling Crowd, dont la rythmique semble galoper sur un terrain en bosse avec Il Tempo.
Et puis comme pour nous surprendre encore, voici que la Japonaise s’essaye au krautrock électronique avec le logiquement nommé Cosmic. Nappes planantes et surtout croisements d’arpèges aux sonorités vintages sont là pour nous rappeler le travail de Klaus Schulze ou Tangerine Dream sur lequel elle vient plaquer quelques percussions bien senties. L’expérience se poursuit sur Normcore, une pièce plus portée sur une electronica sautillante mais sur laquelle un joli vent seventies vient souffler là encore.

Abandonnant donc les quelques élans pop qu’elle pouvait avoir sur Tough And Tender, Fumi Miyoshi continue d’explorer les sphères de l’electronica et plus généralement des musiques électronique sur cet album que l’on qualifiera de plaisant et exigent.

Fabrice ALLARD
le 18/11/2016

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